Feel Good·Non classé

La vie est belle et drôle à la fois, Clarisse Sabard

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En  2 mots : Histoire d’être raccord avec la saison, voilà ma délicieuse dernière lecture  : « La vie est belle et drôle à la fois » de Clarisse Sabard. L’histoire de Léna, une jeune femme farouchement réfractaire à noël et aux festivités qui l’entourent. Lorsqu’elle retourne passer les fêtes dans la maison familiale, perchée dans un petit village idyllique de montagne, Léna se retrouve face aux fantômes de son passé et aux membres de sa famille, dont elle a fini par s’éloigner au fil des années. Des événements jusque-là enfouis au fond d’elle refont surface, l’amenant alors à rouvrir de veilles blessures. Ajouté à cela, des secrets et des non-dits, une cohabitation haute en couleur avec son frère et sa nièce adolescente, l’étrange absence de sa mère – pourtant fanatique de noël – et le retour d’un amour de jeunesse jamais oublié et vous obtenez un chouette roman de noël, bien mené et pétri d’intelligence, d’humour et de bienveillance. A ne pas manquer!

Mon avis : il s’agit de ma première incursion du côté des romans de Clarisse Sabard et, pour le coup, je n’ai vraiment pas été déçue! Son roman m’a tout simplement conquise, si facilement, dès les premières lignes. Ce que j’ai avant tout apprécié, c’est qu’il ne verse pas dans la mièvrerie – comme trop souvent les comédies romantiques de noël. Ici, les personnages sont fouillés, l’histoire étoffée et pourvue d’une vraie trame narrative qui n’est pas simplement prétexte à enfiler les clichés les uns après les autres. D’ailleurs, c’est bien simple, son héroïne déteste noël et éprouve un sentiment de mal-être à l’approche des fêtes de fin d’année – conséquences d’un traumatisme trop longtemps refoulé. Secrets de famille et non-dits tissent leurs toiles autour des personnages, heureusement baignés dans l’ambiance chaleureuse et préservée de noël qui apportent la petit touche de légèreté indispensable à l’intrigue.

De plus, des sujets de société sont habilement abordés – famille recomposée et dysfonctionnelle, infidélité, solitude, gestion d’un restaurant, etc. –  et le roman se paye même le luxe de lorgner hors des sentiers battus avec des personnages secondaires originaux, à l’image de l’oncle de la famille, prêtre de son état. Vous l’aurez compris, la famille – au sens large – tient dans ce roman une place prépondérante et questionne les relations complexes qui unissent les différents membres.

Enfin, mention spéciale au talent d’écriture de Clarisse Sabard dont j’ai aimé lire la plume, tout simplement.

Références : « La vie est belle et drôle à la fois« , Clarisse Sabard, aux éditions Charleston, 384 pages, 8,50.

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La vie rêvée de Margaret,Katherine Center

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En 2 mots : Katherine Center, écrivaine américaine, nous propose dans ce roman, à la couverture pleine de pep’s, l’histoire bouleversante de Margaret. Cette jeune femme dynamique est en effet promise à une brillante carrière et mène une vie heureuse aux côté de « Chip », son petit ami si attentionné et, de surcroît, pilote de son état. Un jour, ce dernier embarque sa belle pour un petit vol en amoureux qui tourne au drame lorsque le coucou se crash en bout de piste après un atterrissage malencontreux… Si Chip s’en tire bien avec seulement quelques égratignures, Margaret est elle, en revanche, gravement blessée… 

Mon avis : Un roman sympathique et positif mais presque un peu trop feel good! En effet, l’effet de surprise n’est pas vraiment au rendez-vous car, dès la moitié du roman, on devine la fin qui va suivre tant elle est finalement prévisible… dommage!

L’autrice a ainsi choisi de mettre au cœur de son intrigue la convalescence de son héroïne et nous plonge dans le milieu des soins médicaux : examens, détresse des proches, prise de conscience et acceptation des lésions, combat pour recouvrer ses capacités, etc. Un sujet prenant et touchant, notamment de par l’implication inlassable des proches de la jeune femme et de son kinésithérapeute. Plus que jamais, cette lecture rend compte de l’importance vitale de l’entourage et de son soutien dans la convalescence des blessés, notamment pour parvenir à faire face aux bons comme aux mauvais jours. Une vraie leçon de vie et d’empathie!

Bien que convenu, ce roman respecte sa promesse et délivre au lecteur une histoire émouvante et inspirante.

Références : « La vie rêvée de Margaret« , Katherine Center, aux éditions Milady, 476 pages, 18,20€.

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Noël et préjugés, collectif Team RomCom

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En 2 mots : 6 romances de noël écrites par les ténors du genre et rassemblées dans un recueil qui tient toutes ces promesses, notamment celle de vous immerger dans une ambiance de noël matinée de jolies histoires d’amour. Au sommaire, des nouvelles proposées par Isabelle Alexis, Adèle Bréau, Tonie Behar, Marie Vareille, Sophie Henrionnet et Marianne Lévy. Le petit « plus » réside dans un clin d’œil fil rouge : un exemplaire du mythique roman de Jane Austen : «Orgueil et préjugés» passe entre les mains des 6 héros et héroïnes.

Mon avis :  Pas de surprise avec ce recueil qui est à la hauteur de ce qu’il annonce : des histoires romantiques et feel good version esprit de noël. Les amateurs du genre y trouverons les ingrédients clés : paysages enneigés, histoire d’amour contrariées, happy end et humour. Mention spéciale à la première histoire, signée Tonie Behar, et à Eva, son héroïne, qui se voit offrir pour noël une cure d’amaigrissement détox dans un château de conte de fée en Savoie!

En bref, un joli cadeau à (s’) offrir et à savourer sans modération à l’approche des fêtes de fin d’année.

Références :  » Noël et préjugés« , collectif Team RomCom, aux éditions Charleston, 288 pages, 6,90€.

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Vous faites quoi pour Noël ? Carène Ponte

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En 2 mots : On inaugure la saison des romances de Noël avec un très bon cru! Pauline, éditrice de guides pratiques, commet une légère boulette à l’issue de la fête de Noël de son boulot, en s’envoyant en l’air avec un collègue un peu patoche dans le parking de sa résidence. Ce coup de folie passager aurait pu rester sans conséquence si la scène n’avait pas malencontreusement eu lieu pile sous l’œil de la caméra de surveillance fraîchement installée. Ni une ni deux, Pauline fonce chez David, le gardien de son immeuble, pour tenter de récupérer l’incriminante et humiliante preuve de son inconséquence. Ce dernier, grand prince, lui propose un deal : si Pauline accepte de se faire passer pour sa petite amie auprès de sa famille durant les fêtes de fin d’année, il effacera l’enregistrement vidéo. La jeune femme débarque alors au royaume de Noël, dans la station montagnarde de « Santa-les-deux-sapins » (!) pour y passer des fêtes mémorables auprès de David et de sa famille.

Mon avis : Je me suis littéralement régalée avec cette comédie romantique de Noël et j’ai vraiment traîné en longueur pour la faire durer le plus longtemps possible! Voilà vraiment le livre idéal à lire sous son plaid, avec une bonne tasse de thé et quelques gourmandises car tout y est : le chalet de rêve à la montagne, les chocolats chauds, une famille déglinguée, de la romance et, surtout, beaucoup d’humour! En effet, au delà de cette ambiance si particulière qui nous environne de bien-être et de douceur, j’ai particulièrement apprécié, comme chaque fois, l’humour de Carène Ponte, car, force est de constater que j’ai bien souvent dû rire au cours de ma lecture.

Carène Ponte nous vend du rêve, celui de la magie de Noël et quel Noël! J’ai eu l’impression qu’elle avait décidé de totalement se lâcher et de ne rien s’interdire, quitte à multiplier les clichés (mais plus c’est gros mieux c’est!) pour nous écrire LA romance de Noël qu’on a envie de lire : drôle, chaleureuse, positive et lumineuse. D’ailleurs, le plaisir qu’a eu l’autrice à l’écrire irradie à chaque page.

Bien sûr, on devine d’avance comment l’histoire va tourner mais peu importe! Dans ce cas précis cela ne m’a pas dérangé car mes attentes de lectrice ont été comblées par l’atmosphère, l’histoire et ses péripéties ainsi que par le plaisir que j’ai eu à me fondre dans l’univers magique des fêtes de fin d’année.

En bref, les lecteurs fans de la magie romantique de noël seront comblés! Bravo Carène pour avoir su nous transmettre ta joie et ta passion pour « the most wonderful time of the year » et surtout, à quand la suite?!

Références : « Vous faites quoi pour Noël?« , Carène Ponte, aux éditions Michel Lafon, 302 pages, 15,95€.

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Dans les pas de Valeria, Elisabet Benavent

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En 2 mots : Focus sur une nouvelle saga féminine dont vous allez prochainement entendre parler « Dans les pas de Valeria« , bientôt adaptée par le géant Netflix! Résolument moderne et girly, ce mélange entre les mythiques « Bridget Jones » et « Sex and the city » ne pouvaient que me taper dans l’œil! Le roman met en scène 4 amies : il y’a bien sûr Valeria, héroïne de 27 ans qui s’ennuie dans sa vie de femme mariée. Lola,  amoureuse d’un « super coup » mais malheureusement déjà engagé auprès d’une autre. Carmen, qui craque en secret sur l’un de ses collègues de boulot sans oser le lui avouer, et enfin Nérea, qui vient de faire LA rencontre! Ces quatre drôle de dames sont pleines d’énergie et de pep’s et j’ai beaucoup aimé leur côté pétillant et vitaminé! Bien ancrées dans leur époque, elles abordent sans tabou les problèmes des filles d’aujourd’hui : la lassitude dans le couple, le coup de foudre, les relations toxiques, etc.
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Mon avis : lecture très fluide grâce au ton léger et pimpant adopté par l’autrice, Valeria et ses copines m’ont entraîné dans un tourbillon de fêtes et de soirées! Je me suis amusée en découvrant les péripéties de cette bande de 4 amies qui partagent problèmes et petits bonheurs en sirotant des cocktails. « Sex and the city » n’est définitivement pas loin!
L’humour est également au rendez-vous ainsi que quelques scènes piquantes et torrides! Petit bémol pour les récits parfois trop détaillés qui m’ont fait perdre le fil et décrocher un peu de ma lecture, mais c’est un petit détail 😉
Une lecture tourbillonnante et fun, garantie sans prise de tête!
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Références : « Dans les pas de Valeria« , Elisabeth Benavent, aux éditions de l’Archipel, 432 pages, 17€.
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Mamie Paulette, Séverine Baaziz

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En 2 mots : En Lorraine, l’histoire d’une cohabitation intergénérationnelle houleuse : à la mort de son mari, Paulette, 84 ans, échoue chez son fils et sa belle-fille, un couple guindé et maniaque au possible. Elle y retrouve également Jules, son petit-fils, un adolescent nonchalant et taciturne. Dans cette maison étincelante, figée comme dans un musée, l’image de la  famille parfaite n’est en fait que pure apparence : personne ne se parle ni ne prend le temps de prêter véritablement attention aux autres, chacun étant focalisé sur ses propres préoccupations. Jules, harcelé au collège, rumine des idées noires, tandis que sa mère met un point d’honneur à ce que son intérieur soit parfait pour masquer les angoisses qui la ronge. L’arrivée de Paulette et de son fort caractère va bousculer les si précieuses habitudes de la famille Chédart…

Mon avis : un roman où l’inattendu règne en maître! Sous l’apparence d’un feel good mettant en scène une grand-mère acariâtre faisant tourner en bourrique ses proches, Séverine Baaziz livre ici un roman tragi-comique plein de surprises, le suspens s’invitant même au rendez-vous en toute fin de lecture.

Un vrai potentiel comique se dégage avec des scènes cocasses et loufoques, notamment lorsque l’autrice raille les travers du couple de quinquagénaire formé par Philibert et Marion, délicieusement caricaturaux. Paulette, personnage ô combien haut en couleur et non conventionnel, m’a beaucoup fait rire bien sûr, en particulier de par l’ardeur qu’elle met à gâcher la vie de sa belle-fille. Elle m’a aussi touché de par sa fragilité, sa volonté et son attachement à ses proches, sous des dehors bourrus.

La solitude de cette dame âgée, qui n’attend plus rien de la vie, mais qui se découvre une complicité avec son petit-fils, lui-même bien seul, constitue la matrice du roman. Le lien fort et puissant qu’ils tissent tout au long de l’histoire, jusqu’aux dernières pages, bouleversantes, m’a touché et ému. Le roman, en apparence drôle et léger, aborde ainsi des sujets plus profonds : la fin de vie, le mal-être, la solitude, etc.

Les chapitres courts amènent du rythme et l’histoire ne connait pas de temps mort. Bref, j’ai vraiment passé un agréable moment avec la famille Chédart, aussi dysfonctionnelle soit-elle!

Références : « Mamie Paulette« , de Séverine Baaziz, aux éditions Chloé des Lys, 227 pages, 15€.

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Quand nos souvenirs viendront danser, Virginie Grimaldi

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En 2 mots : un petit groupe de seniors, résidant dans l’impasse des Colibris depuis 60 ans, se retrouve menacé d’expulsion par le maire de leur commune. Ce dernier, lui-même ancien habitant de l’impasse, désire en effet raser le lotissement pour y construire une nouvelle école. La résistance s’organise alors pour ces octogénaires haut en couleur et  bien décidés à ne pas se laisser faire! Le récit alterne entre passé et présent, entre les actions collectives menés par les « octogéniaux » et des flashback de leur jeunesse, jalonnée d’épreuves et de beaux moments d’amitié et de partage.  

Mon avis : Je dois bien admettre que je suis un peu passée à côté du dernier Virginie Grimaldi! Si j’ai retrouvé avec bonheur l’humour de l’autrice et que j’ai été amusée par ces personnalités fantasques qui constituent les « octogéniaux« , je me suis en revanche un peu ennuyée… Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour un coup de cœur, mais voilà, il n’y a pas eu d’étincelle cette fois-ci!

L’histoire de cette révolte menée par une bande de voisins qui a tout vécu ensemble ne m’a pas transporté plus que ça, leurs souvenirs pas particulièrement non plus. Je n’ai pas ressenti d’émotion ni d’enthousiasme particulier à cette lecture, peut-être car leur aventure, trop décalée et fantaisiste pour être crédible m’a paru un peu forcée et exagérée. Le trait est forcé, les personnages caricaturaux et trop souvent tournés en ridicule même si c’est avec tendresse. Du coup, je n’ai pas été sensible à leur combat car pas réellement touchée par ce qui leur arrive…

Reste l’histoire d’amour fleuve d’Anatole et Marcelline, en quelque sorte les héros du roman, qui m’a davantage marqué de par l’attachement sans faille qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. 

En définitif, « Quand nos souvenirs viendront danser » reste trop en surface pour moi et manque de profondeur et d’émotion…

Références : « Quand nos souvenirs viendront danser« , Virginie Grimaldi, aux éditions Fayard, 360 pages, 18,50€.