Feel Good·Policiers

Fête de famille fatale, Juliette Sachs

En 2 mots : Amatrice des romans de M. C. Beaton et de Julia Chapman, je suis ravie d’avoir trouvé un équivalent à la française grâce aux romans de Juliette Sachs! Ici, c’est Camille, une jeune journaliste qui est à la manœuvre pour résoudre les crimes commis dans son entourage. Dans ce volet, notre détective en herbe se retrouve accusée du meurtre d’un vieux monsieur, décédé subitement lors d’une fête de noël après avoir été empoisonné au cyanure. Le hic, c’est que c’est Camille elle-même qui a servi la coupe de champagne fatale à la victime… Ni une ni deux, il n’en faut pas plus à l’officier de police du village – un peu trop zélé – pour placer la jeune femme en garde en vue. Bien décidée à prouver son innocence et à faire toute la lumière sur cette affaire, Camille décide de mener sa propre enquête, quitte à délaisser son chéri et sa belle famille avec qui elle passe son premier noël!

Mon avis :  un cozy mystery à la française, drôle et rafraîchissant! J’ai beaucoup aimé l’écriture de Juliette Sachs qui nous propose une héroïne gaffeuse et hilarante aux faux airs de Bridget Jones! Son talent pour se fourrer dans des situations inextricables – certes bien aidée par sa fofolle de mère – est à l’origine de scènes vraiment cocasses! Lucie, l’ex revancharde de Marc, est également parfaite dans le rôle de la peste qui met des bâtons dans les roues de l’héroïne. Tout ce petit monde, ainsi que l’atmosphère des fêtes de fin d’année, m’ont permis de passer un bon moment de lecture 😊

L’enquête en elle-même est distrayante et se résout d’une manière différente de celle que j’avais imaginé! Enfin, comme dans tout bon cozy mystery, on ne vient pas forcément pour le suspens mais pour trouver une lecture un peu mystérieuse tout en évitant la violence et les scènes glauques ou choquantes. Contrat rempli donc😊!

Références : « Fête de famille fatale« , Juliette Sachs, aux éditions City, 256 pages, 16,90€.

Feel Good

Les étoiles brillent plus fort en hiver, Sophie Jomain

En 2 mots : Agathe occupe un poste enviable puisqu’elle n’est rien de moins que la décoratrice en chef du grand magasin le plus fastueux de la région : les Galeries Hartmann! A l’approche des fêtes de fin d’année, la jeune femme ne chôme d’ailleurs pas afin que tout soit prêt pour le clou de la saison : les féeries de noël! C’était sans compter sur son nouveau patron qui, à une semaine du lancement, lui impose de refaire toute la décoration de A à Z… Un coup de stress et une bonne dose de pression qui l’oblige, malheureusement, à délaisser sa petite nièce, Chloé, dont elle a la garde. Agathe peut néanmoins compter sur le soutien sans faille de ses parents, Rosa et Giuseppe, qui les entourent de toute leur gentillesse, leur bienveillance et leurs bons petits plats!

Mon avis : Quelle belle idée de situer cette comédie de noël dans un grand magasin, façon Galeries Lafayette ou Harrods! J’ai beaucoup aimé me plonger dans les coulisses de cette institution que sont les Galeries Hartmann, sentir vibrer l’âme de ce grand magasin, son cœur palpitant constitué par ses employés – souvent de longue date – qui forment une véritable famille. Tout au long de la lecture, on ressent ainsi la force du lien qui unit le personnel, petites fourmis qui apportent patiemment leur pierre à l’édifice afin que tout soit prêt à temps.

J’ai pris un plaisir tout particulier à lire ce roman car dès les premières pages, on sent venir la petite pépite! L’écriture est fluide, drôle, enlevée ; les personnages ne sont pas en reste avec Agathe, une héroïne au tempérament de feu qui ne lâche rien, surtout pas quand son travail lui tient autant à cœur! Ses prises de tête avec son patron, au premier abord détestable, sont particulièrement savoureuses ; leurs échauffourées et joutes verbales font ainsi tout le sel du roman! Enfin, l’ambiance est bien sûr féérique avec ce grand magasin tout pomponné de ses habits de lumière pour les fêtes de fin d’année.

L’histoire est certes un peu cliché, avec cette jeune employée qui ne peut pas souffrir son patron tyrannique puis qui finit par l’envisager sous un nouveau jour. Néanmoins cela fonctionne bien car il y’a beaucoup d’humour et de tendresse dans ce roman. Cette romance de noël aurait pu tomber dans le piège de la mièvrerie et du romantisme bas de gamme, heureusement il n’en est rien!

Voilà une belle romance de noël, pétillante et chaleureuse! Bref, on en prend plein les yeux!

Références : « Les étoiles brillent plus fort en hiver« , Sophie Jomain, aux éditions Charleston, 304 pages, 19€.

Feel Good·Non classé

Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne, Marianne Levy

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En 2 mots : Le premier livre de série-thérapie qui dissèque nos feuilletons cultes en les associant à des principes de vie, des buts à atteindre ou encore des conseils bien-être !
Un exemple : pour développer sa misanthropie -> regarder Grey’s afin de s’inspirer du docteur Cristina Yang! Le tout suivi d’une petite explication bien marrante expliquant pourquoi cette série correspond bien à ce mantra ! Au niveau du contenu, pas mal de choix, avec des séries actuelles ou plus anciennes : Game of thrones, Friends, House of Cards ou encore Homeland sont présentes.

Mon avis : Fun et rafraîchissant, ce petit guide pratique se savoure avec gourmandise. On peut le consulter en sélectionnant selon ses séries favorites ou en fonction des préoccupations du moment (une belle-mère qui pète une pile ou un patron particulièrement lourd par exemple).

Le petit plus réside dans cette idée originale de Marianne Levy : rédiger son billet sous forme de lettre, adressée au personnage clé de la série évoquée. Le tout avec une bonne dose d’humour et de second degré! Au bout du compte, on apprend pas grand chose, mais ça diverti de manière sympathique d’en feuilleter quelques pages à l’occasion.

En bref, les fans de séries TV apprécieront!

Références : « Ces héros qui ratent leur vie pour que tu réussisses la tienne« , Marianne Levy, aux éditions Pygmalion, 320 pages, 17€.

Feel Good·Non classé

Le syndrome de l’hippocampe, Zoé Brisby

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En 2 mots : Lorsque Brune, lassée d’attendre en vain le grand amour, décide de faire un bébé toute seule, elle peut compter sur le soutien indéfectible de Justine, sa meilleure amie et militante vegan au grand cœur. Ni une ni deux, les voilà parties pour le Danemark, bien décidées à trouver le père idéal dans une clinique spécialisée dans le don de sperme. Avant ça, elles s’accordent quelques jours de tourisme à Copenhague, histoire de prendre le pouls du pays. Une escale marquée par de belles et insolites rencontres qui pourraient peut-être, qui sait, faire revenir Brune sur sa décision.

Mon avis : Quel plaisir de retrouver la plume malicieuse et pétillante de Zoé Brisby! Comme ce fut le cas avec son précédent roman, je suis immédiatement entrée dans l’histoire, qui démarre d’ailleurs au quart de tour!

Le désir de devenir mère est traité ici par le biais de l’humour, avec la menace de la fameuse horloge biologique, supplice bien connu des trentenaires célibataires(!) Il y’a d’ailleurs un peu de Bridget Jones dans ces deux copines gaffeuses et attachantes! Du coup, c’est frais et drôle, sans cette gravité pesante que l’on peut parfois trouver dans des romans abordant un thème similaire.

Au delà de la quête du géniteur parfait, c’est aussi une très belle histoire d’amitié que nous offre ce duo de copines. Leur périple évolue peu à peu en une sorte de voyage initiatique, parsemé de remises en question et de prises de conscience, le tout dans l’atmosphère chaleureuse de Copenhague!

J’ai trouvé que c’était bien écrit, intelligent, drôle et pertinent. Surtout, l’histoire s’inscrit dans l’air du temps en faisant la part belle aux trentenaires indépendantes, sûre d’elles et de leurs idées, bien décidées à saisir la vie à bras le corps.

Un vrai bol d’air frais au pays du hygge 😊!

Références : « Le syndrome de l’hippocampe« , Zoé Brisby, aux éditions Mazarine, 384 pages, 18€.

Feel Good·Non classé

Et nous danserons sous les flocons, Clarisse Sabard

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En 2 mots : Quittée soudainement par son mari, Valentine retourne vivre dans son village natal de Vallenot, dans les Alpes de Haute-Provence. Là, proche de ses parents et de la nature, elle se consacre à son poste d’institutrice remplaçante dans l’école du village et entreprend petit à petit de panser ses plaies au contact des habitants chaleureux et accueillants. L’ambiance de noël aidant, Valentine reprend peu à peu du poil de la bête, fait de nouvelles connaissances et se met en tête de résoudre un mystère familiale en fouillant les affaires de sa grand-mère décédée, bien décidée à découvrir l’identité de son grand-père, jusque là restée inconnu.

Mon avis : J’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans cette histoire, à me laisser glisser dans cette belle atmosphère d’hiver où les pages regorgent de jolis moments qu’on aimerait partager avec les personnages. Dans ce roman, la joie est presque palpable tant il donne envie de cultiver les petits plaisirs tout simple : du pain d’épices, un bon chocolat chaud, des chants de noël, etc. tous ces petits moments qui réchauffent le cœur et font du bien! En ce sens, c’est le cadeau idéal à (se) faire pour se rebooster et entrer doucement dans cette jolie période des fêtes de fin d’année!

J’aime toujours autant le style de Clarisse Sabard, si chaleureux et naturel. C’est très bien écrit, ce qui permet à l’atmosphère de noël de se déployer allègrement, sans tomber dans la mièvrerie. Au delà d’une simple romance de noël, le personnage de Valentine m’a touché. Cette femme courageuse, qui parvient à se reconstruire après toute une vie sous la coupe de son mari, m’a ému. Tournée vers les autres, dévouée et chaleureuse, elle se révèle également très drôle. Son côté gaffeuse m’a ainsi beaucoup amusé, au point de me faire plusieurs fois éclater de rire tant sa maladresse est légendaire! De plus, j’ai trouvé que c’était une très bonne idée de nous emmener à nouveau dans le petit village de montagne de Vallenot, pour y rencontrer de nouveaux personnages mais aussi retrouver les anciens découverts, dans « La vie est belle et drôle à la fois« . Un joli clin d’œil.

En bref, Clarisse Sabard est une véritable magicienne! Dès les premières lignes elle jette un sort à son lecteur qui, ensorcelé par l’histoire et les personnages, ne parvient plus à lâcher le roman! La meilleure conteuse d’histoire de noël, c’est bien elle!

Références : « Et nous danserons sous les flocons« , Clarisse Sabard, aux éditions Charleston, 384 pages, 19€. Sortie prévue le 13/10/2020.

Feel Good·Non classé

Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi

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En 2 mots : Le roman suit deux histoires en parallèle : Elise, qui se retrouve seule après avoir élevé ces deux enfants devenus adultes et Lily, hospitalisée au service de néonatalogie avec sa petite fille, née grande prématurée. Deux visions de la maternité – thème de prédilection de ce roman – qui met donc en avant l’amour  inconditionnel d’une mère pour ses enfants, qu’ils aient quelques semaines ou une vingtaine d’années.

Mon avis : Dur dur d’avouer que je n’ai pas beaucoup aimé ce roman – pourtant encensé par tant d’autres lecteurs – mais c’est pourtant vrai, je suis passée complètement à côté. Je suis restée en rade, regardant toute cette histoire de loin, sans jamais vraiment réussir à entrer dedans. Non pour moi c’était juste trop : trop larmoyant, trop mièvre, trop niais, trop intrusif, glorifiant la maternité à tout va, bref too much

Très honnêtement, si j’ai eu du mal à aller au bout de ce roman c’est essentiellement car son thème ne me convenait pas. Cela arrive parfois, la rencontre, la magie n’a pas opérée ce coup-ci… Cette omniprésence du thème de la maternité, cette maman poule dégoulinante qui ne se réalise que via son rôle de mère et se retrouve désœuvrée une fois que ces grands enfants quittent la maison, franchement je n’en pouvais plus! Bien loin de ressentir l’émotion promise et tant attendue, j’ai surtout éprouvé de l’agacement et de la gêne. De l’agacement envers Elise – envahissante et oppressante – et de la gêne pour Lily, qui se met autant à nu, beaucoup trop pour moi! Je ne me suis pas faite non plus au style, trop dans l’épanchement.

Il y’a néanmoins des choses que j’ai aimé : les personnages secondaires, l’entraide et l’empathie qui règnent au service de néonat, la fin du roman – qui m’a enfin procuré de l’émotion (!). En résumé, j’ai aimé tout ce qui s’éloignait des deux héroïnes qui, elles, ne m’ont pas touché…

En bref, je suis passée à côté de ce roman qui n’a pas fonctionné avec moi. La faute sans doute à un thème qui ne me passionne pas et à des héroïnes auxquelles j’ai peiné à m’identifier. Néanmoins le roman reste agréable à lire, bien écrit et trouvera sans aucun doute des échos positifs auprès de bien d’autres lecteurs.

Références : « Et que ne durent que les moments doux« , Virginie Grimaldi, aux éditions Fayard, 360 pages, 18,50€.

Feel Good·Non classé

Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver, Sonia Dagotor

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En 2 mots : 3 femmes, 3 générations, 3 points de vue. Faites connaissance avec Liliane (la grand-mère), Catherine (la mère) et Justine (la fille), vous ne le regretterez pas tant ce trio s’est révélé attachant et émouvant! Voyez donc : Justine est en couple avec Benjamin mais ce dernier est un vrai goujat que mamie Liliane aimerait bien faire décamper à coups de pied au derrière! D’ailleurs, afin d’ouvrir les yeux à sa petite-fille, elle se met à lui faire des confidences sur ce qu’est vraiment le grand amour en lui parlant de Charles, un homme qu’elle a follement aimé dans les années 50. Quant à Catherine, elle s’ennuie dans sa vie plan plan avec ses enfants qui sont grands et son mari qui ne la regarde plus. Du coup, elle se laisserait bien tenter par Pierre, son jeune collègue qui la regarde d’un air gourmand. Tout un programme et la promesse de moult rebondissements pour la petite famille!

Mon avis : Même si j’ai eu un peu de mal à m’habituer à la structure du texte qui alterne sans cesse entre les points de vue des trois personnages principaux, j’ai adoré ce roman! Bien que les liens familiaux entre Liliane, Catherine et Justine soient très étroits et que leurs vies se mêlent, chacune des femmes développe également sa propre histoire, avec sa propre tonalité. J’ai notamment beaucoup aimé la trame autour de Liliane qui part à la recherche de son amour de jeunesse dont elle n’a plus de nouvelles depuis 1958 ainsi que celle de Catherine, en proie à une irrésistible attirance pour son jeune et séduisant collègue.

La relation grand-mère / petite-fille est particulièrement belle ; Liliane et Justine se font confiance, se confient et prennent soin l’une de l’autre d’une manière touchante. Leur entente mutuelle, teintée de confidences, de petits plats et de « dépatouillage » avec les nouvelles technologies apportent également beaucoup d’humour au roman. Car oui, il faut le souligner, c’est très drôle! Sonia Dagotor nous livre des personnages très « nature » et qui ne se prennent pas au sérieux. Loin d’être parfaits, ils commettent des erreurs et cèdent à leurs travers pour le plus grand plaisir du lecteur mais ils sont aussi emplis d’humanité et prompts à se remettre en question et à pardonner. J’ai passé un très bon moment de lecture à leurs côtés, d’autant que certaines des intrigues restent indéfinies jusqu’à la fin et que j’avais hâte de savoir comment chacune des héroïnes allaient évoluer.

En bref, « Ceux qui s’aiment finissant toujours par se retrouver » a été très agréable à lire. L’écriture est fluide et le rythme enlevé grâce à la narration qui donne la parole tour à tour aux trois héroïnes, alternant les points de vue presque à chaque page.

Références : « Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver« , Sonia Dagotor, aux éditions du Cherche Midi, 272 pages, 16€.

Feel Good

Les petites merveilles, Lena Walker

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En  2 mots : L’histoire d’Éva, jeune femme de 27 ans qui partage son temps entre la loge de concierge, qu’elle occupe avec sa maman, et son travail auprès du vieux Marcel, propriétaire de la librairie «Les mots dansent…». Lorsque Marcel, au bord de la faillite, est contraint de renvoyer sa petite protégée, Éva ne se laisse pas abattre (une fois n’est pas coutume) et accepte un travail de nounou à mi-temps dans les beaux quartiers parisiens. Devenue la baby-sitter attitrée d’Arthur, Rose et Louis, Éva relève la tête aux côtés de ces enfants en manque d’attention. Grâce à ce travail bien rémunéré, elle met de l’argent de côté et reprend son travail à temps partiel à la librairie, bien décidée à la relancer, même si Marcel n’y croit plus. Fourmillant d’idées, Éva est sur tous les fronts, quitte à s’oublier elle même en prenant trop soin des autres…

Mon avis :  j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce très joli roman de Lena Walker, lu quasiment d’une traite! C’est un roman pétillant et lumineux, servi par une héroïne au grand cœur. Éva m’a beaucoup touché, notamment de par ses fêlures qu’elle traînent depuis l’enfance – harcèlement scolaire, famille monoparentale, manque d’argent, anxiété et fortes crises d’angoisse. Heureusement, elle peut compter sur sa team de choc : Corinne, sa maman, Marcel, son patron, sans oublier sa meilleure amie Iris, toujours là pour la soutenir. Sous leur regard bienveillant, Éva ose enfin prendre des risques, quitte à rompre avec ses petites habitudes bien ancrées!

Sous ses apparences de feel good, le roman aborde également la question de la maternité vu à travers le prisme de différentes femmes. La mère courage qui élève seule sa fille, la femme carriériste qui ne trouve plus de temps pour sa famille ou la jeune femme en manque d’amour qui reporte toute son affection sur les enfants dont elle a la garde. Toutes ces femmes sont ainsi mises en lumière, avec leurs forces et leurs faiblesses, sans jugement. J’ai aimé ces différents angles dans le roman, cette façon de souligner que finalement, en matière d’enfant, rien n’est jamais simple et que chacun fait avec les moyens dont il dispose.

J’ai également apprécié la douceur qui se dégage de cette histoire, son humour et toutes les petites merveilles qui viennent agrémenter la vie, pourtant difficile, d’Éva et de ses proches.

En bref, une ode à l’optimisme et aux petits bonheurs du quotidien à savourer en cas de coups durs et, surtout, sans modération!

Références : « Les petites merveilles« , Lena Walker, aux éditions Michel Lafon, 286 pages, 18,95€.

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Le sourire des fées, Laure Manel

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En 2 mots : La jolie petite famille formée par Antoine, Rose et la jeune Lou, coule des jours heureux dans le chalet de montagne d’Hermance, la grand-mère d’Antoine. Heureux d’être ensemble, ils savourent leur vie tranquille après les douloureuses épreuves vécues dans un précédent roman de Laure Manel « La mélancolie du kangourou« . Rose, qui s’est occupée de Lou dès ces premiers jours d’existence après le décès de sa maman lors de l’accouchement, forme un couple uni avec Antoine et veille comme une maman sur l’espiègle petite fille, le tout sous l’œil de Gramima Hermance. Les journées d’école, les soirées au coin du feu, les tartes aux pommes et les randonnées en montagne rythment leur quotidien enfin apaisé.

Mon avis : Une grosse première moitié du roman respire la bienveillance et la douceur! Dans leur cocon préservé des Alpes, Antoine, Rose, Hermance et la petite Lou profitent de l’existence, pour le plus grand bonheur du lecteur qui prend plaisir à partager ces moments de complicité. L’atmosphère familiale imprègne le roman tout du long, rendant la lecture très enveloppante, comme un plaid agréable dans lequel se lover! En effet, ce qui m’a le plus marqué c’est vraiment ce bonheur diffus qui se dégage des personnages, simplement heureux de partager les plaisirs simples du quotidien, ensemble. Cette vision quelque peu idéalisée peut, par moment, se révéler un peu lassante car on a l’impression que tout est trop parfait, trop lisse et qu’une telle félicité est trop belle pour être vraie. Qu’importe, un livre aussi positif, ça fait du bien!

J’ai trouvé que c’était vraiment un roman d’atmosphère et d’émotion car, du point de vue de l’intrigue, il ne se passe finalement pas grand chose pendant une grosse partie du roman. Quelques péripéties rythment l’intrigue mais elles s’insèrent presque sur la pointe des pieds, comme si elles ne voulaient pas trop bousculer l’harmonie entre les personnages, si attachants qu’on a envie de les protéger et de simplement les regarder vivre dans leur bulle de tendresse. Ce n’est qu’après avoir passé les deux tiers du roman que le drame finit, finalement, par se frayer un chemin et par tout bousculer…. C’est là que les vannes s’ouvrent et que l’émotion prend le lecteur à la gorge, le laissant exsangue après avoir cru immuable le bonheur de cette belle famille…

Beaucoup d’émotion donc dans « Le sourire des fées« ! Et d’ailleurs, des fées, le roman en compte plus d’une 😉 ! Comment ne pas fondre devant le côté espiègle de la petite Lou, la gentillesse d’Hermance ou l’optimisme à toute épreuve de Rose ? A elles trois, ces femmes font planer joie, rire et bonne humeur sur ce joli roman. Bravo à Laure Manel pour ces si jolis personnages féminins que l’on aimerait croiser dans la « vraie » vie!

Bien qu’étant la suite de « La mélancolie du kangourou » – que je n’avais pas lu – je n’ai eu aucun souci à me situer dans l’intrigue et à faire le lien entre les personnages et leurs histoires. On raccroche très vite le fil avec ce qu’il s’est passé dans le roman précédent et l’on suit avec plaisir la vie heureuse et paisible de cette famille recomposée.

Une ode à la simplicité et à la nature, une invitation à savourer les petits bonheurs de l’existence!

Références : « Le sourire des fées », Laure Manel, aux éditions Michel Lafon, 348 pages, 18,95€.

Feel Good·Non classé

Et ton cœur qui bat, Carène Ponte

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En 2 mots : Roxane tient le blog « Voyag’Elles » sur lequel elle partage ses bons plans et ses coups de cœur. Sa dernière destination la mène en Camargue, dans l’hôtel « Au Meilleur Ami de l’Homme » – concept loufoque et génialissime que ce lieu! – établissement dans lequel chaque client se voit attribuer un petit chien, qui couche devant sa porte, et qu’il est possible d’adopter à l’issue de son séjour. Là, la jeune femme se lie d’amitié avec Albane, jeune adolescente et fille du propriétaire de l’hotel, ainsi qu’avec un autre pensionnaire, Gwenole, dont l’épouse souffre d’Alzheimer. Bien vite, on découvre que si Roxanne se réfugie dans cette vie nomade, c’est pour fuir le deuil effroyable qui l’a récemment frappé : la mort de sa fille Meryl et de son frère dans un accident de voiture…

Mon avis : Avec ce nouveau roman, que j’ai trouvé particulièrement émouvant, on sent que Carène Ponte a gagné en maturité. Son talent a mûri avec le temps, ce qui lui permet ici de nous livrer une histoire moins feel good et légère que celles auxquelles elle nous avait habitué, mais quelle intensité et quelle profondeur gagnées en contre-partie!

En s’attaquant au sujet sensible de la perte d’un enfant, couplé ici à celle du frère jumeau, véritable double identitaire, l’autrice nous fait cheminer par toute la gamme des émotions. Aux cotés de Roxane, d’Albane, de Gwenole et des autres j’ai ri, j’ai été émue, bref j’ai vibré avec ces personnages plus vrais que nature.

C’est aussi un roman doux et délicat, porteur d’espoir, duquel de belles leçons sont à tirer. On y évoque la résilience, l’acception, le pardon, le travail de deuil, à se souvenir de manière apaisée des disparus. Car, c’est un fait, Meryl et Xavier, tiennent un rôle prépondérant dans ce roman, malgré leur disparition. Leur présence bienveillante plane sur le roman, distillant une aura chaleureuse et bienfaitrice sur l’héroïne.

Les personnages secondaires sont également très aboutis, à l’image de Gwenole qui continue de rendre visite à sa femme dans son unité Alzheimer, même si elle ne le reconnait plus. Sa gentillesse et son dévouement m’ont particulièrement touché, d’autant que son histoire fut l’occasion de retrouver la jeune Mia (découverte dans le précédent roman de Carène Ponte) et d’avoir ainsi de ses nouvelles.

Un roman intense, magnifique, que l’on referme à regret tant il est difficile de quitter ces personnages et de les laisser poursuivre le cours de leur vie!

Références : « Et ton cœur qui bat« , Carène Ponte, aux éditions Michel Lafon, 348 pages, 17,95€.