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La disparue de la cabine n° 10, Ruth Ware

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En 2 mots : Une croisière en mer du nord sur un yacht luxueux avec quelques invités triés sur le volet. Un voyage de rêve en apparence pour la journaliste Laura Blacklock qui y voit surtout l’occasion de faire progresser sa carrière tout en étendant son réseau. Mais dès le premier soir, la jeune femme est réveillée en sursaut par un cri provenant de la cabine voisine, suivi quelques secondes plus tard d’un gros « plouf ». Terrifiée, pensant que la personne occupant la cabine à côté de la sienne est passée par dessus bord, la jeune femme donne l’alerte. Problème : la cabine numéro 10 est inoccupée – alors qu’elle avait pourtant emprunté un mascara dans l’après-midi à sa voisine – et, surtout, aucun passager n’est porté disparu…

Un véritable mystère en mer qui devient de plus en plus trouble à mesure que l’on devine l’instabilité d’une Laura portée sur l’alcool, accro aux calmants et sujette à des crises d’angoisse et de paranoïa…

Mon avis : Gros coup de cœur pour ce polar maritime que j’ai littéralement dévoré en quelques heures! Même si j’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire – le début traînant un peu en longueur – la suite m’a tenu en haleine tout du long et, surtout, je n’ai pas été déçue par la chute! Je me posais beaucoup de questions au cours de ma lecture car plusieurs pistes se dessinaient, certaines dans des directions diamétralement opposées les unes des autres mais la solution proposée par Ruth Ware m’a vraiment donné entière satisfaction.

J’ai apprécié ce côté huis clos et la tension qui monte crescendo, à mesure que l’héroïne dévoile sa complexité : ses problèmes d’alcool, son stress post traumatique, sa dépendance aux médicaments, etc. autant d’aspects qui jettent petit à petit le doute sur sa crédibilité, permettant d’accroître le suspens pour le lecteur. Beaucoup de faux semblants émanent également des différents protagonistes, ce qui contribue à entretenir le flou sur ce qui se passe réellement à bord du bateau, et j’avoue que j’avais échafaudé mille hypothèses – certaines se sont d’ailleurs révélées vraies ^^.

Polar éminemment féminin, « La disparue de la cabine n°10 » joue aussi sur le côté thriller psychologique en mettant en scène une héroïne elle-même mystérieuse et instable, à laquelle le lecteur ne peut entièrement se fier. En ce sens, il m’a beaucoup fait penser à « La fille du train« , qui jouait un peu sur les mêmes ressorts.

Pour ma part : promesse tenue! J’ai eu l’impression d’être sur des montagnes russes émotionnelles avec ce roman et c’est bien là ce que j’attend d’un bon page turner : de l’émotion, du suspens et une intrigue savamment ficelée!

Références : « La disparue de la cabine n° 10« , Ruth Ware, aux éditions Pocket, 480 pages, 8,20€.

Policiers

Pension Vanilos, Agatha Christie

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En 2 mots : Hercule Poirot tente de venir en aide à la sœur de sa secrétaire, gouvernante d’une pension de famille pour étudiants, dans laquelle il se passe des choses bien étranges… Si les étudiants semblaient y vivre en bonne intelligence, force est de constater que depuis quelques temps, des vols pour le moins étranges, se multiplient. On déplore ainsi, entre autres, la disparition d’un escarpin du soir, d’un bâton de rouge à lèvre, d’ampoules, de sels de bain ou encore d’une bague de diamants (miraculeusement réapparue dans une assiette de potage). Le détective belge flaire que quelque chose de louche se trame à la pension Vanilos. Un pressentiment justifié puisque le lendemain de sa venue, l’une des jeunes pensionnaires est retrouvée morte…

Mon avis : Poirot enquête pour une fois au cœur du milieu étudiant dans cette affaire complexe et psychologique qui met la jeunesse au premier plan. Le point de départ – cette série de vols sans queue ni tête – pique d’entrée de jeu la curiosité du lecteur qui, à l’instar du détective, essaye de trouver un lien et une connexion entre les objets disparus. Les étudiants, issus de multiples cultures et nationalités, véhiculent certes leur lot de préjugés et de clichés mais ils apportent un vent de fraîcheur à l’enquête.

Le côté huis clos de la pension de famille apporte cette dose de suspens que j’adore, lorsque l’on sait que le coupable ne peut venir que de l’intérieur et qu’il est donc forcement l’un de ses étudiants auxquels on finit par s’attacher.

Enquête à rebondissements, comme souvent chez Agatha Christie, « Pension Vanilos » renferme en réalité plusieurs affaires et leurs différentes imbrications sont particulièrement difficiles à percevoir pour le lecteur, qui reste surpris jusqu’à la fin.

Références : « Pension Vanilos« , Agatha Christie, aux éditions du livre de poche, 230 pages, 5,60€.

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Témoin muet, Agatha Christie

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En 2 mots : Hercule Poirot se penche cette fois-ci sur une mort suspecte remontant à plusieurs semaines. En recevant au courrier du matin une lettre d’une demoiselle Arundell l’appelant à l’aide, Poirot ne manque pas d’être intrigué par la date : la missive ayant été écrite il y a plus de deux mois! Or, lorsqu’il se rend sur place dans le petit village anglais de Market Basing, il apprend que la vieille dame est décédée, en apparence de mort naturelle, mais une mauvaise chute dans l’escalier avait déjà failli l’envoyer dans la tombe deux semaines avant sa mort. Poirot décide de mener l’enquête auprès des voisins, domestiques et des trois héritiers de miss Arundell, d’ailleurs déshérités par le testament que leur tante venait de modifier récemment en faveur de sa dame de compagnie. Dans son enquête, Poirot pourra compter sur l’aide inattendue d’un malicieux fox terrier prénommé Monsieur Bob, le fameux « témoin muet » du titre 😉

Mon avis : Une enquête mêlant affaire de famille, héritage et spiritisme, le tout avec un brin d’humour bienvenu apporté par Monsieur Bob et « ses réflexions » mordantes. Poirot utilise comme d’habitude ses petites cellules grises pour faire parler les différents protagonistes, les poussant dans leurs retranchements pour faire apparaître les contradictions et les petits mensonges des uns et des autres. Le détective n’est d’ailleurs pas en reste dans ce registre, n’hésitant pas à se présenter sous diverses identités, plus ou moins fantasques, pour gagner la confiance des suspects.

Références : « Témoin muet« , Agatha Christie, aux éditions du Livre de poche, 282 pages, 5,60€.

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Kisinio Mauré, Laurence Varaine-Jarnac

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En 2 mots : Laurence Varaine-Jarnac m’a fait l’amitié de m’envoyer « Kisinio Mauré« , second volet de sa saga policière, et dans lequel on retrouve avec plaisir l’ancien commandant de marine, Georges Pottier, ainsi que l’équipe d’enquêteurs de « Comme une pierre« . Tout commence en Guyane : un jeune couple et leur nourisson – Kisinio, Ina et bébé Georges – se retrouvent pourchassés par la pègre et n’ont d’autre choix que d’organiser leur fuite vers la France, avec l’aide d’amis bienveillants. Dès le départ, on pressent que leur chemin sera parsemé d’embûches…

Mon avis : Un roman dense et exotique qui embarque le lecteur, de la luxuriante Guyane à la métropole française. J’ai eu un vrai coup de cœur pour le début du roman – très exotique – qui m’a fait voyager à travers les paysages et la culture guyanaise que je ne connaissais pas du tout. Cette nature généreuse, les guyanais ayant le cœur sur la main ainsi que l’ambiance tropicale très dépaysante m’ont beaucoup plu!

Dès les premiers chapitres, le roman démarre sur un rythme haletant avec cette course poursuite d’un jeune couple traqué, obligé d’embarquer en cachette sur un porte-conteneurs afin de gagner la France. Une traque angoissante mais qui met également en lumière la belle solidarité dont font preuve les proches du couple, déterminés à les aider à se soustraire à la menace de leurs ennemis. Le point de départ du roman fait littéralement froid dans le dos : Kisinio, se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment, est le témoin d’une scène atroce qu’il n’aurait jamais du voir. En une fraction de seconde, sa vie ainsi que celle de sa famille, vont basculer et les contraindre à devenir des fugitifs en cavale…

L’enquête prend crescendo de l’envergure, à mesure que l’on découvre l’étendu du danger qui guette la famille de Kisinio. Une traque à l’échelle internationale qui fera intervenir le FBI et la police française, constituant ainsi un récit policier explosif et haletant.

Petite précision, « Kisinio Mauré« , bien qu’étant la suite de « Comme une pierre« , peut se lire de façon indépendante. Néanmoins, pour un plus grand confort de lecture et pour bien saisir les différents lien entre les personnages, je conseille de lire le premier texte de l’autrice.

Références : « Kisinio Mauré« , Laurence Varaine-Jarnac, auto-édition, 240 pages, 9,99€.

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Celle qui pleurait sous l’eau, Niko Tackian

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En 2 mots : Le roman démarre dès les premières lignes avec la découverte du cadavre d’une jeune femme, flottant en pleine nuit à la surface du bassin d’une piscine municipale. La victime, Clara Delattre, s’est apparemment suicidée en s’ouvrant les veines, se vidant de son sang dans l’eau. L’enquête débute pour l’équipe du commandant Tomar Khan et notamment pour son adjointe, Rhonda, qui peine à accepter l’hypothèse du suicide. Khan, quant à lui, cherche surtout à se sortir du pétrin dans lequel il s’est fourré lors d’une précédente affaire…

Mon avis : Décidément j’aime beaucoup le style et la patte de Niko Tackian! L’auteur va droit au but, à coup de phrases courtes et percutantes, sans lambiner. Son propos reste clair, même en traitant deux affaires en parallèle ; je ne me suis perdue ni dans les intrigues ni dans les personnages alors qu’il s’agissait de ma première incursion dans la brigade de Tomar Khan, n’ayant pas lu ses deux premières enquêtes. Premier bon point.

Le deuxième point fort réside dans l’originalité du crime avec cette jeune femme qui se serait apparemment suicidée, en pleine nuit, dans une piscine publique bon chic bon genre. Certes le cadre art déco est somptueux mais la démarche reste étonnante.
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Troisième point clé, et non des moindres, avec le thème phare mis en lumière dans le roman : les violences faites aux femmes et notamment les violences psychologiques. Ce sujet de société incontournable donne en effet toute son envergure au polar en mettant en scène une victime de cette forme de maltraitance, perverse et insidieuse, qui détruit petit à petit. Un mal-être latent, capable de pousser une personne fragilisée jusqu’aux plus extrêmes limites, mais difficile à exposer au grand jour tant cette forme de violence opère dans l’ombre, à l’abri des regards. La jeune Rhonda va se dévouer corps et âme pour rendre justice à Clara, refusant de laisser celui qui l’a conduite à commettre un tel acte sans sortir impunément. La révolte gronde.
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En bref, un polar coup de poing qui braque les projecteurs sur un sujet encore trop souvent tabou!
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Références : « Celle qui pleurait sous l’eau« , Niko Tackian, aux éditions Calmann Lévy, 250 pages, 18,50€.

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Les indiscrétions d’Hercule Poirot, Agatha Christie

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En 2020, je continue à (re)découvrir les classiques d’Agatha Christie ! Pour février, j’ai choisi le titre « les indiscrétions d’Hercule Poirot« , un moyen sûr de retrouver mon détective préféré 😉 !

En 2 mots : Dans ce roman policier choral et familial, Poirot pénètre les secrets de la famille Abernethie, touchée par le récent décès du patriarche. En apparence, rien d’anormal : Richard était âgé et sa santé mauvaise. Mais lorsque Cora, la jeune sœur de Richard, que personne n’a vu depuis plus de 20 ans, annonce tout à trac après les funérailles : «mais il a bien été assassiné, non?», le doute s’installe. D’autant plus lorsque Cora est retrouvée sauvagement assassinée à la hachette, dès le lendemain…

Mon avis : Un Agatha Christie qui tisse sa toile dans le milieu de la gentry anglaise avec cette atmosphère et ses décors typiquement anglais : vaste demeure à la campagne, grande famille désordonnée et pleine de secrets, assassinats mystérieux, etc.

Poirot m’enchante à nouveau par son talent pour exposer et disséquer les faits avec méthode, se laissant guider par son intelligence et sa logique. Je l’ai néanmoins trouvé un peu brouillon au début, difficile en effet de s’y retrouver dans la multitude de personnages qui compose la famille Abernethie et son entourage. Dans cette affaire de famille complexe, rien n’est évidemment simple : les personnages sont de parfaits étrangers les uns pour les autres et dissimulent de sombres secrets que Poirot parviendra à révéler en pleine lumière, me stupéfiant une fois de plus…

Références : « Les indiscrétions d’Hercule Poirot« , Agatha Christie, aux éditions du Livre de poche,251 pages, 5,60€.

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Nátt, Ragnar Jónasson

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En 2 mots : Quelques mois après Snjór, sa première enquête, nous retrouvons le policier tourmenté et solitaire Ari Thór, toujours en poste dans le petit commissariat de Siglufjördur, au nord de l’Islande. La découverte d’un cadavre sur un chantier le sort de sa torpeur – dans laquelle le plonge ses problèmes sentimentaux – et le précipite dans une enquête sordide. 

Mon avis : Déception pour ce nouveau volet des aventures d’Ari Thór. Si j’ai retrouvé avec plaisir la ville côtière de Siglufjördur, j’ai en revanche été vraiment déçue par l’intrigue que j’ai trouvé insipide et peu rythmée. Le roman se disperse trop, à mon sens, et Ari Thór ne prend pas suffisamment sa place d’enquêteur, préoccupé par ses soucis personnels et talonné de près par une mystérieuse journaliste. Trop brouillon, desservi par des aller-retours passé-présent qui n’apportent rien et définitivement noyé par la multitude de personnages et d’intrigues annexes, j’ai finis par perdre le fil. Cette lecture s’est donc révélée ennuyante et, le suspens étant peu au rendez-vous, je n’éprouvais aucun plaisir à reprendre ma lecture car je n’en attendais pas particulièrement le dénouement. D’ailleurs j’ai trouvé la fin vraiment décevante et mal amenée. La sauce n’aura pas pris une seconde fois, contrairement au premier volet – Snjór – que j’avais adoré. Je referme ce livre avec des sentiments mitigés, contrariée par cette histoire fade et qui manque d’ambition alors qu’Ari Thór a le potentiel pour devenir un héros incontournable du polar scandinave. Mais à l’avenir, pour me convaincre d’y retourner, il me faudra une histoire bien plus consistance à me mettre sous la dent car là ça manque cruellement de punch!

Références : « Nátt« , Ragnar Jónasson, aux éditions Points, 312 pages, 7,60€.

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Rendez-vous avec le mal tome 2 – Julia Chapman

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En 2 mots : Les détectives du Yorkshire acte 2! Je retrouve avec plaisir la team de choc formée par Samson et Delilah dans ce second volet de leurs enquêtes : «Rendez-vous avec le mal».
Une fois encore, le petit village de Bruncliff est agité par d’étranges événements : un bélier de compétition se volatilise mystérieusement tandis que la résidence pour personnes âgées est le siège de petits vols sans queue ni tête. Lorsque l’une des résidentes décède soudainement après avoir averti Samson que quelqu’un en voulait à sa vie, ce dernier décide de mener l’enquête…

Mon avis : Je me prends décidément de passion pour le style des « cosy mysteries« , ces petites enquêtes policières pleine de charme, sans violence exagérée ni horreur en tout genre. Encore une fois, le charme anglais fait des merveilles dans le cadre pittoresque des vallons du Yorkshire. Samson et Delilah enquêtent à la maison de retraite où le lecteur peut se régaler d’une galerie de personnages attachants et fantasques. Rien de bien terrifiant donc mais crimes et suspens sont bel et bien au rendez-vous malgré le côté léger et édulcoré de la saga.

Je commence vraiment à m’attacher à tout ce petit monde, au couple d’enquêteur et à « leur » chien bien sûr, mais aussi aux personnages secondaires qui peuplent les romans et que je suis contente de retrouver. Ce village vivant presque en vase clos, chacun sachant tout de ce qui se passe chez le voisin, les petites guéguerres de voisinage, le thé et les muffins ont finalement leurs avantages 😉 notamment celui d’offrir un très bon moment de lecture, cocooning, distrayant et avec une pointe d’intrigue et de mystère!

Références : « Rendez-vous avec le mal – tome 2« , Julia Chapman, aux éditions la Bête Noire, 408 pages, 14,90€.

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Le chat et les pigeons, Agatha Christie

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Les votes ont donc finalement penchés en faveur du «chat et des pigeons», un Agatha Christie méconnu dans lequel Hercule Poirot n’intervient que tardivement, ce qui m’a un peu décontenancé. Un loup dans la bergerie ou plutôt un chat parmi les pigeons semble attendre son heure, tapie dans le confort feutré d’un pensionnat britannique…

😼Comme annoncé, l’intrigue prend donc place dans le huis clos d’un pensionnat huppé de jeunes filles, le très sélect Meadowbank, administré de main de maître par Miss Bulstrod. Un établissement où, dès la rentrée scolaire, d’étranges événements ne tardent pas à se produire : le professeur de gymnastique est assassiné en pleine nuit, transpercé par un javelot dans le pavillon des sports puis une princesse orientale, nouvellement arrivée dans l’école, disparaît dans des circonstances mystérieuses.

😼Il est d’ailleurs beaucoup question de femmes dans cette intrigue : les jeunes pensionnaires, les professeurs et le personnel sont presque exclusivement féminin. D’ailleurs, si Poirot entre si tardivement en scène c’est aussi parce qu’il n’est sollicité qu’en dernier recours, ou presque, par deux jeunes étudiantes astucieuses qui, à elle deux, réussissent à démêler un mystère des plus audacieux. .

😼Intrigue foisonnante et complexe qui prend ses racines au Moyen-Orient, cet opus m’a captivé et, une fois n’est pas coutume chez Agatha Christie, m’a même fait frissonner! Quelle angoisse en s’imaginant regarder par la fenêtre à une heure avancée de la nuit pour voir la lueur d’une lampe torche s’agiter dans le pavillon des sports enténébrés, j’en tremblerai presque encore…

Références : « Le chat et les pigeons« , Agatha Christie, aux éditions du « Livre de poche », 192 pages, 5,60€.

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Rendez-vous avec le crime – tome 1, Julia Chapman

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En 2 mots : Julia Chapman inaugure ici une nouvelle saga policière qui fleure bon le Yorkshire, les muffins et le thé fumant! Dans ce premier volet des aventures de Samson et Delilah (!), le lecteur est projeté dans le village, idyllique et en apparence sans histoire, de Bruncliff. La petite communauté est en émoi suite au retour inattendu du fils prodigue, Samson O’Brien, qui réapparaît dans le village après 14 ans d’absence pour y établir son agence de détective privé. Ce dernier ne tarde pas à former un duo de choc avec l’impétueuse Delilah Metcalfe qui occupe, avec son agence de rencontres, le bureau situé juste au dessus du sien. En effet, il semblerait que des clients ayant récemment participé à l’une des soirées speed dating de la jeune femme aient mystérieusement trouvé la mort…

Mon avis : Sympathique découverte que ce cosy mystery! J’ai en effet vraiment passé un bon moment en me plongeant dans les aventures de ce nouveau duo d’enquêteurs qui ne manque pas de peps! Les personnages recèlent leur part d’ombre et de complexité, ce qui les rend moins lisses qu’il n’y parait au premier abord. J’ai ainsi rapidement adopté ce tandem aux personnalités fouillées et attachantes ainsi que l’adorable chien de Delilah, le bien nommé Calimero.

Petit bémol, en revanche, pour les premiers chapitres qui noient le lecteur sous une avalanche de personnages secondaires, qu’il est parfois difficile de resituer en cours de route.

L’humour est également bien présent ce qui en fait un charmant polar, sans violence superflue ni crime gore et trash. C’est douillet, confortable et, fait non négligeable dans cette catégorie, le suspens est tout de même suffisamment au rendez-vous pour tenir le lecteur en haleine sur la durée.

L’atmosphère typiquement britannique des petits villages anglais est présente et enveloppe le lecteur de son aura de commérages, de temps passé à dévisser au pub, sans oublier le légendaire mauvais temps!

En bref, je lirais avec plaisir le tome 2, pressée de retrouver mon petit couple so british ainsi que les habitants haut en couleur de Bruncliff!

Références : « Rendez-vous avec le crime – tome 1« , Julia Chapman, aux éditions la Bête Noire, 408 pages, 9,90€.