Développement personnel

Histoires du soir pour les adultes qui ont peur du noir, Anne-Charlotte Sangam

« Des histoires réconfortantes et douillettes comme un édredon bien dodu et chaud, qui vous attendrait pour vous couver toute la nuit. »

Dans ce recueil, vous trouverez donc des histoires méditatives pour le bien-être psychique, des visualisations, des recettes, mais aussi des conseils pour passer de bonnes nuits de sommeil et se relaxer. L’idée est d’offrir via la lecture d’histoires courtes, apaisantes et réconfortantes, un moment pour souffler avant de se laisser glisser vers le sommeil et pourquoi pas de trouver matière à méditer tout en dormant ! Je trouve vraiment sympa de renouer avec ce rituel de l’enfance, de prendre un petit temps calme après une journée chargée afin de bien accueillir la nuit à venir. Et quelle meilleure façon de le faire que de se plonger dans un joli texte doux et bienveillant😊

J’avoue être totalement fan de cette idée et, dès ce soir, je lirai ma première histoire. Je l’ai d’ailleurs déjà choisie, ce sera « l’atelier de Lucie ou la nécessité d’hiberner « !

Feel Good·Policiers

Fête de famille fatale, Juliette Sachs

En 2 mots : Amatrice des romans de M. C. Beaton et de Julia Chapman, je suis ravie d’avoir trouvé un équivalent à la française grâce aux romans de Juliette Sachs! Ici, c’est Camille, une jeune journaliste qui est à la manœuvre pour résoudre les crimes commis dans son entourage. Dans ce volet, notre détective en herbe se retrouve accusée du meurtre d’un vieux monsieur, décédé subitement lors d’une fête de noël après avoir été empoisonné au cyanure. Le hic, c’est que c’est Camille elle-même qui a servi la coupe de champagne fatale à la victime… Ni une ni deux, il n’en faut pas plus à l’officier de police du village – un peu trop zélé – pour placer la jeune femme en garde en vue. Bien décidée à prouver son innocence et à faire toute la lumière sur cette affaire, Camille décide de mener sa propre enquête, quitte à délaisser son chéri et sa belle famille avec qui elle passe son premier noël!

Mon avis :  un cozy mystery à la française, drôle et rafraîchissant! J’ai beaucoup aimé l’écriture de Juliette Sachs qui nous propose une héroïne gaffeuse et hilarante aux faux airs de Bridget Jones! Son talent pour se fourrer dans des situations inextricables – certes bien aidée par sa fofolle de mère – est à l’origine de scènes vraiment cocasses! Lucie, l’ex revancharde de Marc, est également parfaite dans le rôle de la peste qui met des bâtons dans les roues de l’héroïne. Tout ce petit monde, ainsi que l’atmosphère des fêtes de fin d’année, m’ont permis de passer un bon moment de lecture 😊

L’enquête en elle-même est distrayante et se résout d’une manière différente de celle que j’avais imaginé! Enfin, comme dans tout bon cozy mystery, on ne vient pas forcément pour le suspens mais pour trouver une lecture un peu mystérieuse tout en évitant la violence et les scènes glauques ou choquantes. Contrat rempli donc😊!

Références : « Fête de famille fatale« , Juliette Sachs, aux éditions City, 256 pages, 16,90€.

Romans étrangers

Un garçon sur le pas de la porte, Anne Tyler

En 2 mots : « On se demande ce qui peut bien se passer dans la tête d’un tel homme. Tellement étroit d’esprit, borné ; avec des idées si arrêtées. Il n’a aucune perspective ni ambition particulière.  » Voilà en quels termes peu sympathiques Anne Tyler décrit son personnage principal : Micah Mortimer. Et de fait, cet homme englué dans ses habitudes mène une existence plutôt monotone, se partageant entre son auto-entreprise de dépannage informatique et son rôle de concierge au sein de sa petite résidence. Côté vie sociale, Micah a bien une petite-amie mais, là encore, c’est semble t-il, sans entrain particulier. Lorsqu’il trouve un jour sur le pas de sa porte un jeune adolescent qui prétend être son fils, le monde de Micah vacille enfin de sa trajectoire!

Mon avis : Ce roman a eu sur moi un effet presque relaxant tant la vie routinière de Micah inspire la monotonie et le calme. Sans surprise, tout en lui respire la précision et le méticulosité de gestes mille fois répétés. Un mode de vie qui, finalement, loin d’être anxiogène se révèle apaisant car prévisible, anticipable. L’écriture, elle aussi très détaillée, résonne avec ce personnage pointilleux, décrivant ainsi précisément son quotidien, son caractère, les lieux et les gens fréquentés, et ce jusque dans les moindres détails.

J’ai finalement aimé la manière dont Anne Tyler décortique son personnage ainsi que son caractère insipide pour mieux le pousser dans ses retranchements, faisant alors surgir l’inconnu, l’imprévisible sur le pas de sa porte. Dès lors, on se prend à guetter l’électrochoc qui sortira Micah de sa mélancolie. L’envie de le secouer est présente mais l’on se laisserait presque glisser à ses côtés dans cette sorte de torpeur qui le caractérise…

En bref, pas un coup de coeur mais une histoire qui a le mérite d’être calme et tranquille, sans surprise (ni bonne ni mauvaise).

Références : « Un garçon sur le pas de la porte« , Anne Tyler, aux éditions Phébus, 170 pages, 18€.

Romans français

Ma Louise, Edouard Moradpour

En 2 mots : L’histoire d’amour fulgurante d’Arnaud et de Louise dans le Paris de nos jours. Elle, jeune factrice, s’éprend au premier regard de ce gynécologue bon chic bon genre à qui elle doit remettre un recommandé. S’ensuit une première lettre, une première rencontre puis, bien vite, une liaison passionnelle. Fou amoureux de cette jeune fille lumineuse et pleine de vie, Arnaud quitte sa petite vie bien rangée, son appartement des beaux quartiers, son épouse et ses enfants pour s’installer avec Louise. Mais est-elle vraiment celle qu’elle prétend être ?

Mon avis : Le roman se divise réellement en deux parties, avec un premier temps plutôt convenu mettant en scène une histoire d’amour interdite et passionnée. Louise et Arnaud s’aiment, envers et contre tous, et laissent une chance à leur histoire de s’épanouir. La seconde partie, plus sombre, rabat les cartes de cette romance un peu trop cousue de fil blanc. Enfin nous découvrons les vrais visages de Louise et d’Arnaud, personnages moins lisses que ce que l’on pouvait penser. Le récit s’emballe alors, prenant un virage beaucoup plus sombre et la noirceur envahie alors le dernier tiers du roman. La fin m’a surprise, au point qu’elle m’a même mise mal à l’aise tant je ne m’attendais pas à ce dénouement…

Si l’histoire se révèle intéressante et plutôt bien ficelée, j’ai en revanche eu du mal avec le style de l’auteur que j’ai trouvé un peu désuet. Il y’a finalement beaucoup de descriptions et pas suffisamment de dialogues à mon goût entre les deux principaux protagonistes. M’est donc restée de cette lecture l’impression d’un roman un peu trop bavard, le style manquant de légèreté et de fluidité pour ma part …

Références : « Ma Louise« , Edouard Moradpour, aux éditions Michel de Maule, 221 pages, 20€.

Non classé·Romans français

Une joie féroce, Sorj Chalandon

En 2 mots : Elles sont quatre. Brigitte, Assia, Mélody et Jeanne. Quatre femmes frappées par le cancer ayant fait connaissance dans les couloirs d’un service d’oncologie. Quatre solitudes qui vont s’unir, se soutenir et se redonner le sourire autour d’un mantra : embrasser leur vie d’une joie féroce. Cohabitant toutes les quatre dans un appartement parisien, n’ayant plus rien à perdre ni personne d’autre à qui se raccrocher, ces femmes décident de tenter un coup de folie. Une fulgurance insensée, une belle connerie comme elles le reconnaissent elles-mêmes : organiser le braquage d’une luxueuse bijouterie de la place Vendôme afin de payer la rançon exigée par l’ex compagnon de Mélody, en échange de sa fille, emmenée de force en Russie.

Mon avis : Très très gros coup de cœur pour ce roman! C’est un texte incroyable, fort et lumineux, parfois douloureux, mais quelle histoire! Malgré les passages bouleversants, je me suis accrochée, bien décidée à accompagner les héroïnes vers des jours meilleurs. Ainsi, si le début du roman met l’accent sur la sidération qui saisit Jeanne à l’annonce de sa maladie et sa tristesse devant l’éloignement de son mari, bien vite, comme Jeanne, le roman se ressaisit et replace le curseur sur le combat de ces femmes. Ces femmes bien décidées à ne pas subir sans se battre, à se révolter face à ce corps qui les trahit. Quitte à tenter un coup de folie pour se prouver qu’elles sont encore bien vivantes.

J’ai adoré ces femmes qui veillent les unes sur les autres. Tout particulièrement Brigitte, la meneuse, qui rassure et console, s’efforçant de rester forte pour ces compagnes. Et Jeanne, frappée par le cancer alors qu’elle a déjà perdu son petit garçon et qui voit son mari prendre la poudre d’escampette après l’annonce du diagnostic.

Je ne suis pas prête d’oublier ce texte magnifique, remarquablement bien écrit et qui ne sombre jamais dans le pathos. Ces femmes restent dignes dans l’épreuve, nous donnant une belle leçon de vie et d’espérance!

Références : « Une joie féroce« , Sorj Chalandon, aux éditions du Livre de poche, 320 pages, 7,90€.

Romans étrangers

La chambre aux papillons, Lucinda Riley

En 2 mots : L’Angleterre déploie ses charmes dans cette saga familiale signée Lucinda Riley, célèbre pour sa série phénomène « Les sept sœurs« . Comme souvent chez l’auteure, le roman alterne entre passé et présent, autour de son héroïne, Posy. Nous faisons ainsi sa connaissance en 1943 alors qu’enfant la petite fille s’amuse dans le jardin familial à attraper les papillons. Spécimens collectionnés par son père dans sa « folie », au fond du domaine. Le temps idyllique de l’enfance prend fin lorsque le père est rappelé au combat. Nous retrouvons ensuite Posy en 2006, âgée de près de 70 ans. Alors qu’elle va bientôt se séparer du domaine familial d’Admiral House, l’occasion est donnée à Posy de revenir sur les évènements qui ont marqué sa vie et celle de sa famille.

Mon avis : Une saga familiale « classique » avec ses joies, ses peines, ses drames et ses secrets de famille. J’ai tout particulièrement aimé les descriptions de cette magnifique demeure familiale et de son jardin luxuriant et enchanteur! J’ai toutefois trouvé cette saga un peu longue, mon intérêt ayant mis plus de temps à s’éveiller et à se maintenir que lors de mes lectures des tomes des « Sept sœurs« .

Néanmoins j’ai retrouvé avec plaisir la plume de Lucinda Riley qui n’a pas son pareil pour raconter des histoires de famille et nous embarquer dans des récits romanesques et exaltants.

Non classé·Romans français

Les Aérostats, Amélie Nothomb

En 2 mots : « La jeunesse est un talent, il faut des années pour l’acquérir« . Ange, 19 ans, étudiante en philologie à Bruxelles, est recrutée par le richissime Grégoire Roussaire afin de dispenser des cours de soutien scolaire à son fils dyslexique de 16 ans, le bien nommé Pie ! Dès la première rencontre, la tâche semble ardue car Pie n’a jamais lu le moindre livre … Poussé par sa jeune professeur, l’adolescent achève « Le Rouge et le Noir » de Stendhal, un texte qu’il méprise mais qui révèle néanmoins que le jeune homme n’a absolument rien d’un dyslexique! La deuxième rencontre de Pie avec la littérature aura lieu avec « l’Iliade » d’Homère, un texte qui l’ébranle, faisant alors de lui, enfin, un lecteur! Voilà les prémices de savoureux échanges par textes interposés!

Mon avis : Comment est le dernier Amélie Nothomb ? Et bien premier constat – « Soif » mis à part – ce dernier opus m’a davantage plu que que les textes de ces dernières années, notamment « Les prénoms épicènes« . L’ambiance du roman m’a semblé moins pesante, moins violente et j’ai apprécié les joutes verbales entre Ange et Pie autour des grands classiques de la littérature : « Le Rouge et le Noir », « L’Iliade », « L’Odyssée », « La Métamorphose », etc. Ces passages sont plutôt stimulants et non dénués d’humour, comme c’est souvent le cas chez Amélie Nothomb, qui prête d’ailleurs certains traits de sa personnalité à son héroïne. La structure du roman est néanmoins un peu répétitive, avec ces rencontres successives entre Ange et Pie qui dissertent à chacune fois autour d’un chef d’œuvre littéraire, sous l’œil intrusif du père, tapi dans l’ombre.

Le roman s’articule finalement autour de 4 personnages (Ange et Pie, qui tiennent les rôles principaux) dont deux faire valoir : Donate, la colocataire d’Ange, et Grégoire, le père tyrannique de Pie. À eux quatre, ils présentent des traits de personnalité poussés à l’extrême, ce qui renforce l’effet comique du roman. Comment ne pas sourire, par exemple, devant la maniaquerie de Donate qui va jusqu’à interdire l’accès au tiroir à légumes à sa colocataire car cela relève de « sa pudeur », ambiance!

Pour le reste, on retrouve bien les codes de l’autrice : des personnages dotés d’une personnalité déviantes et portant des prénoms abracadabrants (Pie, Donate, etc.), une situation en apparence « normale » mais qui évolue peu à peu vers quelque chose de noir et de menaçant et, bien sûr, du champagne! Le livre se lit d’une traite et je me suis sentie bien dans cette lecture moins déstabilisante que ce que « Soif » avait pu être. Il y’a ainsi des passages emplis de gaieté, ce qui contrebalance la fin qui, elle, tombe comme un couperet, froide et implacable.

En bref, un roman « classique » d’Amélie Nothomb, des thèmes déjà abordés précédemment et, surtout, moins de prise de risque que l’an dernier. Un texte que les amoureux de la littérature devraient néanmoins apprécier! À noter le petit clin d’œil d’Amélie Nothomb qui a choisi de nommer son héroïne « Ange », autrement dit : un prénom épicène!

Références : « Les Aérostats« , Amélie Nothomb, aux éditions Albin Michel, 180 pages, 17,90€ .

Romans français

Les billes du Pachinko, Elisa Shua Dusapin

En 2 mots : Claire, 29 ans, vit en Suisse et passe l’été chez ses grands-parents maternels, à Tokyo. Ces derniers vivent au Japon depuis des décennies, ayant fuit leur pays d’origine lors de la guerre de Corée. La jeune femme végète ainsi, dans une chaleur humide et suffocante, entre le petit appartement de ses grands-parents – situé en face de l’établissement de Pachinko que tient son grand-père – et son travail de professeur de français auprès d’une jeune adolescente japonaise, Mieko.

Mon avis : Comme dans « Hiver à Sokcho« , le précédent roman d’Elisa Shua Dusapin, j’ai retrouvé ce style doux et mélancolique qui m’avait tant plu. Là encore, il ne se passe pas grand chose mais pourtant l’atmosphère est particulièrement prenante, presque enivrante à force d’évoluée en vase clos. L’horizon de Claire est en effet bien étroit : la rue de ses grands-parents, avec l’établissement de Pachinko, sa femme-sandwich ou encore le supermarché du coin, et le quartier de Mieko. Cette vie monotone est ponctuée de rares sorties, dans des endroits tout aussi étranges et solitaires que l’héroïne (le parc d’attraction consacrée à « Heidi » en est un bon exemple). J’ai d’ailleurs parfois eu l’impression que Claire était prisonnière de son environnement, comme s’il la rendait léthargique, l’amenant à fonctionner au ralenti. Les bruits sont comme assourdis, le temps presque figé, les mouvements ralentis et la ville de Tokyo nimbée dans une sorte de brouillard qui floute ses contours et ses habitants.

Très vite, on sent que Claire peine à trouver sa place dans cet espace-temps que constitue son séjour à Tokyo. Elle ne se sent ni à l’aise avec ses grands-parents coréens dont elle a oublié la langue, ni vraiment avec Mieko et sa mère. Là sans être là, elle tue le temps, déambulant sans but ni envie, se convainquant presque malgré elle que la raison de sa présence réside dans le souhait de ses grands-parents de revoir un jour la Corée. Un voyage que Claire tente d’organiser, mollement, tant l’envie fait défaut chez elle comme chez ses aïeules. Une impression renforcée par le rythme de ce roman très court, même pas 160 pages : tout y est lancinant, répétitif, accentuant cette impression de vie étroite, réduite où les protagonistes cohabitent les uns avec les autres sans vraiment se comprendre. Le rapprochement avec Mieko et les grands-parents s’opère finalement mais là encore de manière fugace, dans les non-dits.

Un petit texte mélancolique, agréable à lire, qui pose la question des origines et de l’identité, explorant la complexité des rapports familiaux confrontés aux barrages de la langue et de la culture. Le rapport au temps tient également une place importante dans ce roman où tout semble immuable, à la manière de ces joueurs qui se rendent chaque jour au Pachinko pour répéter les mêmes gestes et routines, sans fin, sans but, pris dans l’engrenage de l’habitude.

A lire pour se fondre dans une atmosphère ouatée tout en réfléchissant subtilement au multiculturalisme, aux racines, à la difficulté de trouver sa place et d’habiter son monde.

Références : « Les billes du Pachinko« , Elisa Shua Dusapin, aux éditions Folio, 160 pages, 7,50€.

Feel Good

Les étoiles brillent plus fort en hiver, Sophie Jomain

En 2 mots : Agathe occupe un poste enviable puisqu’elle n’est rien de moins que la décoratrice en chef du grand magasin le plus fastueux de la région : les Galeries Hartmann! A l’approche des fêtes de fin d’année, la jeune femme ne chôme d’ailleurs pas afin que tout soit prêt pour le clou de la saison : les féeries de noël! C’était sans compter sur son nouveau patron qui, à une semaine du lancement, lui impose de refaire toute la décoration de A à Z… Un coup de stress et une bonne dose de pression qui l’oblige, malheureusement, à délaisser sa petite nièce, Chloé, dont elle a la garde. Agathe peut néanmoins compter sur le soutien sans faille de ses parents, Rosa et Giuseppe, qui les entourent de toute leur gentillesse, leur bienveillance et leurs bons petits plats!

Mon avis : Quelle belle idée de situer cette comédie de noël dans un grand magasin, façon Galeries Lafayette ou Harrods! J’ai beaucoup aimé me plonger dans les coulisses de cette institution que sont les Galeries Hartmann, sentir vibrer l’âme de ce grand magasin, son cœur palpitant constitué par ses employés – souvent de longue date – qui forment une véritable famille. Tout au long de la lecture, on ressent ainsi la force du lien qui unit le personnel, petites fourmis qui apportent patiemment leur pierre à l’édifice afin que tout soit prêt à temps.

J’ai pris un plaisir tout particulier à lire ce roman car dès les premières pages, on sent venir la petite pépite! L’écriture est fluide, drôle, enlevée ; les personnages ne sont pas en reste avec Agathe, une héroïne au tempérament de feu qui ne lâche rien, surtout pas quand son travail lui tient autant à cœur! Ses prises de tête avec son patron, au premier abord détestable, sont particulièrement savoureuses ; leurs échauffourées et joutes verbales font ainsi tout le sel du roman! Enfin, l’ambiance est bien sûr féérique avec ce grand magasin tout pomponné de ses habits de lumière pour les fêtes de fin d’année.

L’histoire est certes un peu cliché, avec cette jeune employée qui ne peut pas souffrir son patron tyrannique puis qui finit par l’envisager sous un nouveau jour. Néanmoins cela fonctionne bien car il y’a beaucoup d’humour et de tendresse dans ce roman. Cette romance de noël aurait pu tomber dans le piège de la mièvrerie et du romantisme bas de gamme, heureusement il n’en est rien!

Voilà une belle romance de noël, pétillante et chaleureuse! Bref, on en prend plein les yeux!

Références : « Les étoiles brillent plus fort en hiver« , Sophie Jomain, aux éditions Charleston, 304 pages, 19€.

Non classé·Romans étrangers

La sœur à la perle, Lucinda Riley

En 2 mots : Cece, l’artiste incomprise de la famille, se lance à son tour dans la quête de ses origines suite à la mort de son père adoptif. Ses recherches la conduiront d’abord sur les plages idylliques de Thaïlande avant de la propulser dans la chaleur aride du bush australien, sur les traces de son aïeule, la pionnière Kitty Mercer.
Entre quête des origines et quête identitaire, la jeune femme se révèle sur la terre de ses ancêtres, retrouvant même le goût de peindre qui l’avait déserté depuis si longtemps.

Mon avis : Encore une petite pépite signée Lucinda Riley qui nous emmène cette fois au cœur de l’Outback australien pour le quatrième tome de sa saga « Les sept sœurs »! Dépaysement et aventure romanesque garantis 😊!

CeCe n’était pourtant pas la sœur dont je me sentais le plus proche, loin de là, et j’avoue même avoir un peu traînée avant de découvrir son histoire. Je la trouvais trop autoritaire, possessive et jalouse. Pourtant, bien vite, c’est une jeune femme attachante et tout en nuances que j’ai découverte. J’ai aimé suivre sa transformation, la voir enfin se dépêtrer de ses complexes et gagner confiance en elle et en son art.

Comme toujours, on en prend plein les yeux, tant l’autrice restitue bien les paysages, les odeurs et l’ambiance de l’Australie, terre de tous les possibles mais également de tous les dangers. Un pays d’ailleurs encore divisé par les tensions entre les aborigènes et les descendants des colons européens. Richement documenté, ce roman m’a appris plein de choses sur le plan historique mais aussi artistique, en mettant en lumière l’art aborigène et son plus célèbre représentant : Albert Namatjira.

Ce quatrième tome, peut-être le plus sauvage jusqu’à présent, fait la part belle à la nature luxuriante et aux grands espaces de l’Australie. Cette immensité, la chaleur torride, la faune et la flore donnent à cette lecture un parfum d’exotisme enivrant. On voyage, on respire, on s’émerveille, bref un pur plaisir de lecture !

Références : « La sœur à la perle », Lucinda Riley, aux éditions Charleston, 608 pages, 19€.