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Les sales gosses, Charlye Ménétrier Mcgrath

En 2 mots : Lorsque Jeanne est placée en maison de retraite par ses enfants, à presque 82 ans, c’est la soupe à la grimace! C’est bien simple, la vieille dame ne supporte pas d’avoir été admise en institution contre son gré et elle compte bien le faire savoir en rendant la vie impossible à sa famille. Pour ce faire, elle a l’idée de simuler une démence afin de les faire tourner en bourrique : Jeanne se met alors à parler à tort et à travers, à jurer à tout bout de champ et n’hésite d’ailleurs pas à leur faire honte en public histoire de bien enfoncer le clou! Mais, petit à petit, Jeanne fait la connaissance de Léon puis de Lucienne, Loulou, Paddy et Jo, eux aussi résidents de la maison de retraite. Cette petite bande fait une place à cette mamie farceuse qui se sent bien en leur compagnie. Ensemble, ils rient, s’amusent, profitent de l’existence tout en se livrant également à des confidences sur leurs moments de bonheur mais aussi sur les regrets qu’ils éprouvent à l’aube de leur vie.

Mon avis : Un vrai bol d’air frais que ce roman qui nous fait découvrir une petite bande de retraités pas comme les autres! C’est frais, dynamique, très drôle et vraiment bien écrit, dans la lignée des romans de Zoé Brisby et Virginie Grimaldi! Il y’a par contre beaucoup de personnages – Jeanne ayant une très très grande famille – et j’ai parfois été un peu perdue avec tous ces noms et pour m’y retrouver dans qui était qui.

J’ai été attendrie par cette petite communauté qui se sert les coudes et décide de profiter à fond des dernières années de leur vie. Bien sûr, cela relève un peu de l’utopie mais qu’est ce que ça fait du bien et donne foi en l’avenir! Les escapades à Paris, Manchester et chez Bocuse (!) apportent un vrai plus avec des situations tour à tour cocasses et touchantes car, lorsque la bande part en vadrouille, ça déménage et ils ne sont pas à une excentricité près!

Belle idée également d’aborder les relations amoureuses des personnes âgées qui osent ici ouvrir leur cœur, se laissant ainsi la possibilité de vivre une dernière histoire d’amour. Un sujet trop souvent tabou, tout comme la sexualité des ainés d’ailleurs, qui est ici envisagé avec naturel et sensibilité. Bravo!

Références : « Les sales gosses« , Charlye Ménétrier Mcgrath, aux éditions Pocket, 304 pages, 6,95€.

Feel Good

La Datcha, Agnès Martin-Lugand

En 2 mots : La « Datcha » c’est avant tout un lieu – de vie, de mémoire, de résilience – un refuge pour les âmes en peine comme pour les amoureux de la vie. Cet hôtel, au cœur de la Provence et du Luberon, fait la fierté de ses propriétaires, Jo et Macha, depuis des décennies. C’est là qu’un jour, n’écoutant que leur bon cœur, ils recueillent une jeune vagabonde paumée et déboussolée qui ne les quittera plus. Cette égarée se nomme Hermine et c’est elle dont nous suivons l’histoire, 20 ans après son arrivée à la « Datcha« . Désormais bras droit de Jo et Macha, la jeune femme a su se reconstruire, entourée de l’amour et de l’affection du couple, prenant au fil des ans la place de fille spirituelle dans leur cœur. Le roman s’ouvre sur l’enterrement de Jo, parti à plus de 80 ans, laissant la « Datcha » orpheline de son roc et de son âme…

Mon avis : J’ai aimé beaucoup de choses dans ce roman mais je ne dirais malgré tout pas que ce fut un coup de cœur… Je suis un peu embêtée car si j’ai adoré ce lieu unique qu’est la Datcha ainsi que ses propriétaires, Jo et Macha, leurs fils et leurs employés, je n’ai décidemment pas accrochée avec Hermine, l’héroïne… Sa manière de se comporter, sa façon d’être autocentrée, entièrement dévouée à l’hôtel au mépris parfois de ses enfants et de son couple m’ont vite tapé sur les nerfs. Heureusement, tout ce qui gravite autour d’elle m’a conquise!

Le rythme est doux, parfois même un peu trop lent à mon goût, mais il a le mérite de laisser le temps au temps. L’intrigue se met ainsi doucement en place, pudiquement car, il est vrai que l’histoire reste environnée d’un voile de tristesse qui a du mal à se dissiper malgré les petites lueurs de bonheur apportées par les fêtes de la « Datcha » et les souvenirs des jours heureux.

J’ai trouvé que la question du deuil était abordée de manière particulièrement adroite et sensible, sans verser dans le pathos. Au contraire, l’accent est mis sur la célébration de la vie de celui qui part, sur la meilleure manière de rendre hommage et d’honorer le travail de toute une vie. La filiation, la transmission, la perpétuation des traditions jalonnent également le texte, toujours de manière lumineuse et positive.

En bref, une belle histoire qui fait la part belle à la nostalgie et à la mélancolie!

Références : « La Datcha« , Agnès Martin-Lugand, aux éditions Michel Lafon, 344 pages, 19,95€.

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Les demoiselles, Anne-Gaëlle Huon

En 2 mots : Au début des années 20, la rencontre d’une jeune espagnole avec de drôles de demoiselles, fantasques et attachantes. Ensemble, elles vont conquérir le monde!

Rosa n’a que 15 ans en 1923 lorsqu’elle quitte son petit village de Fago, en Espagne, direction le pays basque français. Accompagnée de sa sœur aînée, Alma, elle espère décrocher un emploi de couseuse dans une usine d’espadrilles. De nombreuses jeunes filles les accompagnent, bien décidées à passer la frontière espagnole et les Pyrénées en quête d’un peu d’argent. A la manière des hirondelles, cette migration n’est censée durer que le temps d’une saison. Pour Rosa, elle durera toute la vie. Malmenée au travail et par ses condisciples, la jeune espagnole ne tarde pas à trouver refuge chez une collègue de l’atelier qui n’a pas sa langue dans sa poche : Colette. Cette dernière vit dans une splendide demeure, à l’écart du village, en compagnie de deux autres femmes, les fameuses demoiselles, d’un majordome prénommé Lupin et de leur perroquet Gédéon. Cette joyeuse troupe accueille Rosa avec chaleur mais dissimule bien des secrets derrière le faste des fêtes et la gaieté apparente.

Mon avis : J’avais eu un peu de mal avec les deux précédents romans de Anne-Gaëlle Huon mais j’ai bien fait de m’accrocher car, enfin, le coup de foudre a eu lieu! C’est peu dire que j’ai adoré cette histoire, ces héroïnes et surtout ce grain de folie qui constitue leur marque de fabrique! Anne-Gaëlle Huon a su imaginer des personnages puissants, révélant chacun à leur manière une profondeur et une originalité qui m’ont séduites!

Au contact de ces demoiselles, anciennes cocottes du Paris mondain de l’entre-deux-guerres, Rosa va prendre sa vie en main, assumer ses ambitions et vivre les plus belles fêtes que l’on puisse imaginer. Cette joyeuse cohabitation réunie des personnalités atypiques et hautes en couleur dont j’ai aimé la bienveillance et la tolérance. Les différences d’âge, de nationalité, de couleur de peau ou de milieux sociaux n’ont ici que peu d’importance tant ces êtres se sont choisis et prennent plaisir à cette vie en communauté, affranchie du qu’en-dira-t-on.

Le style est dynamique, punchy et l’on sent le peps d’Anne-Gaëlle Huon infusé à travers ses personnages. C’est lumineux, parfois tragique, mais il se dégage une belle énergie de ce roman qui tire aussi sa force des paysages splendides du pays basque.

Mêlant la petite et la grande histoire, l’autrice nous fait également découvrir la tradition et le savoir-faire ancestral de la fabrication des espadrilles. Une institution, ancrée au cœur de la ville de Mauléon, et qui perdure encore de nos jours.

En bref, ce roman a tout bon !

Références : « Les demoiselles« , Anne-Gaëlle Huon, aux éditions Le livre de poche, 352 pages, 7,90€.

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Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée, Charlotte Leman

En 2 mots : Clémence vit dans sa petite bulle aux côtés de son mari Antoine, un important DRH, et de leur fils adolescent. Certes, elle subit les brimades de son boss mais dans l’ensemble elle s’estime plutôt satisfaite de sa petite vie bien tranquille, d’autant qu’elle trouve son bonheur dans sa passion pour la pâtisserie qu’elle partage sur internet avec un groupe de copines : « les toquées »! Mais, lorsqu’elle tombe par hasard sur un sms compromettant dans le portable de son mari, son univers s’écroule : Antoine la trompe avec son assistante et est fermement décidé à demander le divorce pour vivre pleinement sa crise de la quarantaine! Clémence doit alors prendre un nouveau départ et, qui sait, peut-être trouver le moyen de changer radicalement sa vie…

Mon avis : j’ai bien aimé ce roman feel-good parce qu’il présente une héroïne un peu différente, plus ancrée dans la réalité que celle que l’on a l’habitude de lire dans ce type de roman. Clémence accumule certes les clichés puisqu’elle a 43 ans, que son mari la quitte pour une jeune collègue de 26 ans et qu’elle se fait marcher sur les pieds par tout le monde, son boss et sa mère en tête. Néanmoins, j’ai apprécié le récit de sa renaissance, la manière dont elle reprend sa vie en main sans en faire des tonnes : elle ne se jette pas sur les bouquins de développement personnel, n’enchaine pas les sorties alcoolisées en boite de nuit et les coups d’un soir, non, ça ce n’est définitivement pas Clémence. Elle, elle décide de relever la tête petit à petit, de faire le dos rond et de préparer en sous-main sa petite revanche sur la vie ; un côté de sa personnalité, tout en dignité, qui m’a séduite.

Il se dégage une certaine sérénité de ce roman, une force cachée qui habite l’héroïne et lui permet de relever la tête, notamment grâce à son entourage. Elle se rend finalement compte que cette séparation ne signe pas la fin de sa vie et qu’elle peut encore tout réinventer et reconstruire, de manière à être plus en accord avec elle-même. Une philosophie à laquelle elle prend goût et qu’elle va mettre à profit pour modifier, par petites touches, ce qui ne lui convenait pas dans sa vie d’avant.

Une belle leçon de vie et de résilience, embellie par une petite escapade à Biarritz qui m’a rappelé de bons souvenirs et donner envie de filer quelques jours sur la côte basque!

Références : « Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée« , Charlotte Leman, autoédition, 247 pages, 12,90€. A paraître le 20 mai 2021 aux éditions de l’Archipel.

Feel Good

Le doux parfum de la vérité, Lucy Diamond

En 2 mots : Lorsque la brillante et sophistiquée Polly perd son emploi de trader à la City de Londres, elle n’a pas d’autre choix que celui de ravaler sa fierté et de rentrer dans son village natal d’Elderchurch, dans la campagne anglaise. Blessée, déprimée, Polly ne fait aucun effort pour se rendre agréable aux yeux de ses parents et de sa sœur cadette, Clare, qui ne demandent pourtant qu’à l’aider. Alors que Polly peine à remonter la pente, sa sœur, qui élève seule ses deux enfants, lance avec courage une petite entreprise de savons et de bains moussants. De quoi donner matière à réfléchir à son ambitieuse grande sœur! Mais il faudra du temps pour que Polly ravale sa fierté et ouvre la porte de son cœur à ses proches et à ses souvenirs, trop longtemps refoulés.

Mon avis : Popularisée en France par son précédent roman, « Rendez-vous au café du bonheur« , la britannique Lucy Diamond revient avec un roman feel good qui fleure bon la campagne anglaise et les bulles de savon! A travers l’histoire de ces deux sœurs « ennemies » – la citadine working girl VS la mère de famille campagnarde – c’est une intrigue, certes sans grande surprise, mais lumineuse et chaleureuse qui se dévoile. Pour moi qui aime l’Angleterre et son folklore – pubs, tasses de thé, etc. – ce roman fait le job, malgré les clichés.

Je me suis attachée autant à Polly qu’à Clare, qui semblent suivre des trajectoires opposées : l’une au sommet de sa carrière perd tout du jour au lendemain tandis que l’autre, qui peine à joindre les deux bouts, voit son avenir s’éclairer grâce à son inventivité. J’ai aimé voir l’équilibre se rétablir peu à peu entre elles, à mesure que leur relation s’apaisait et s’épanouissait. D’ailleurs, le rapprochement qui découle de leur improbable cohabitation fait plaisir à voir et donne lieu à des situations cocasses qui mettent parfois même du baume au cœur.

En bref, un livre gai et chaleureux dans lequel on a envie de se plonger après une dure journée!

Références : « Le doux parfum de la vérité », Lucy Diamond, aux éditions Charleston, 368 pages, 22,50€.

Feel Good

Dash and Lily, Rachel Cohn et David Levithan

En 2 mots : Ado mélancolique à l’approche des fêtes de noël, Dash ne se doute pas qu’il va se se retrouver entraîner dans une drôle d’aventure lorsqu’il tombe par hasard sur un petit carnet rouge planqué dans sa librairie préférée. Un cahier dissimulé entre deux livres par la jeune Lily, elle aussi tristounette à l’idée de passer noël seule, loin de sa famille. Un peu comme on lance une bouteille à la mer, Lily a décidé de lancer un défi à la personne qui découvrirait son carnet dans l’espoir d’égayer un peu cette période de l’année qu’elle aime pourtant tellement. Défi accepté par Dash qui lui en lance un en retour et ainsi de suite. Tour à tour, les deux adolescents vont se challenger, repousser leurs limites et se découvrir l’un l’autre sans jamais se rencontrer. Ajouté à cela New-York et l’ambiance des fêtes de fin d’année et vous obtenez le feel good de noël parfait!

Mon avis : Moi qui avais adoré la série sur Netflix, j’ai retrouvé avec plaisir Dash et Lily, les deux adolescents New-yorkais avides de défis, dans cette jolie version papier!

J’ai beaucoup aimé cette histoire, plus intelligente et sensible qu’il n’y parait au premier abord. Dash et Lily sont touchants, chacun à leur manière, de par leur solitude et leur impression de se trouver en complet décalage avec le reste de la société. Grâce au carnet, ils parviennent tout deux à se livrer et à partager ce qu’ils ressentent, développant rapidement une relation intime et sincère. Une relation sans pression puisqu’ils pensent qu’ils ne se rencontreront jamais. Les défis ne sont jamais trash ou malveillants, bien au contraire, on sent que chacun désire faire découvrir son univers à l’autre, sans crainte d’être jugé car tout passe par l’écriture.

En bref, amoureux de Noël et de New York, n’hésitez pas à vous plonger dans cette petite pépite tendre et sincère!Un roman punchy, chaleureux et malicieux!

Références : « Dash and Lily« , Rachel Cohn et David Levithan, aux éditions Michel Lafon, 344 pages, 14,95€.

Feel Good

Noël Actually, Team RomCom

En 2 mots : On reste dans le thème Noël avec le cru 2020 de la TeamRomCom, en passe de devenir un classique des fêtes de Noël! Cette année, les autrices ont rédigé des nouvelles autour d’un thème commun : le film mythique «Love Actually»! Si Hugh Grant et Colin Firth ne pointent pas le bout de leur nez, on se remémore en revanche avec plaisir certaines scènes cultes et musicales à travers des passages clins d’œil, comme les célèbres « All I want for Christmas is you » ou « Christmas is all around« ! 

Vous y trouverez donc six histoires de noël, certaines drôles, d’autres touchantes mais en tout cas six histoires qui ont du cœur. Mes préférées : celles imaginées par Marie Vareille et Tonie Behar!

Références : « Noël Actually« , Team RomCom, aux éditions Charleston, 288 pages, 6,90€.

Feel Good

Vous prendrez bien un dessert? Sophie Henrionnet

En 2 mots : Bienvenue chez les dingues! Dans ce roman de noël – qui n’a rien d’une romance! – nous partageons la journée du 24 décembre avec la famille Labarre, dans un somptueux chalet de montagne. Problème, dans cette famille bourge et coincée, tout le monde se déteste! Les retrouvailles familiales s’annoncent donc explosives, entre règlements de compte, pétage de plomb et crise de larmes!

Mon avis : J’ai beaucoup aimé le ton sarcastique de ce roman qui, sous des apparences légères, aborde en réalité des thèmes de société pas toujours évident à assumer en famille : les problèmes financiers, de couple, le burn out, les rivalités fraternels, le baby blues, etc.

Il y’a par contre beaucoup de personnages et un arbre généalogique en début de roman aurait été bienvenu! Chaque chapitre donne la parole à un autre membre de la famille et il n’est pas toujours facile de raccrocher les liens entre qui et qui. Mais j’ai néanmoins passé un bon moment de lecture, dommage qu’il finisse en plein suspens 😉!

Références : « Vous prendrez bien un dessert? » Sophie Henrionnet, aux éditions Charleston, 224 pages, 7,90€.

Feel Good

« Vous faites quoi pour noël? On se marie! », Carène Ponte

En 2 mots : Nous retrouvons avec plaisir Pauline et sa belle-famille pour un deuxième noël dans le village idyllique de Santa-les-Deux-Sapins! Cette année, deux évènements majeurs vont occuper tout ce petit monde : le remariage d’Hélène, la belle-mère de Pauline, et la participation de toute la communauté au concours international du meilleur village de noël! L’ensemble sera bien-sûr prétexte à des scènes cocasses et touchantes. Petite précision, il n’est pas nécessaire d’avoir lu le tome 1 pour suivre l’histoire (mais le premier volet vaut vraiment le coup!)

Mon avis : LE livre anti-morosité de ce 2e confinement ! Quel plaisir de retrouver ce village de montagne, véritable carte postale d’un noël féerique! Comme dans le premier volet, j’ai adoré l’humour de ce roman, le côté Bridget Jones gaffeuse de Pauline ainsi que sa belle-famille déjantée et attachiante. Beaucoup de belles idées et de rebondissements ponctuent cette suite que j’ai, je crois, encore plus aimé que le premier volume! Cette fois, je savais un peu à quoi m’attendre et j’ai savouré ce plaisir de retrouver l’ambiance chaleureuse de Santa-les-Deux-Sapins, son concours de luge, ses guirlandes de pop-corn et ses pulls moches de noël !

J’apprécie les personnages imaginés par Carène Ponte, leur vivacité et leur côté « je mets les pieds dans le plat » dès que l’occasion se présente (mention spéciale à Maddie, la belle-sœur de Pauline, plus nature tu meurs!) Cette famille unie me plait beaucoup et j’ai adoré passé ce temps en leur compagnie. L’entraide et l’amour de la famille Garlandbie rendent ce roman particulièrement chaleureux et réconfortant, des sensations bienvenues en ces temps maussades!

Ce roman véhicule une délicieuse ambiance too much et j’en redemande! Digne d’un film de noël, toutes les idées les plus belles prennent vie : un village entièrement dédié aux fêtes de fin d’année, une chorale de rue, un mariage le jour de noël, des repas à faire saliver d’envie, un chalet à couper le souffle, bref ce roman est un pur shot de bonne humeur et de rire! Je croise très fort les doigts pour lire un tome 3 l’an prochain 😉 !

Références : « Vous faites quoi pour noël? On se marie! » Carène Ponte, aux éditions Michel Lafon, 300 pages, 15,95€.

Feel Good

Les étoiles brillent plus fort en hiver, Sophie Jomain

En 2 mots : Agathe occupe un poste enviable puisqu’elle n’est rien de moins que la décoratrice en chef du grand magasin le plus fastueux de la région : les Galeries Hartmann! A l’approche des fêtes de fin d’année, la jeune femme ne chôme d’ailleurs pas afin que tout soit prêt pour le clou de la saison : les féeries de noël! C’était sans compter sur son nouveau patron qui, à une semaine du lancement, lui impose de refaire toute la décoration de A à Z… Un coup de stress et une bonne dose de pression qui l’oblige, malheureusement, à délaisser sa petite nièce, Chloé, dont elle a la garde. Agathe peut néanmoins compter sur le soutien sans faille de ses parents, Rosa et Giuseppe, qui les entourent de toute leur gentillesse, leur bienveillance et leurs bons petits plats!

Mon avis : Quelle belle idée de situer cette comédie de noël dans un grand magasin, façon Galeries Lafayette ou Harrods! J’ai beaucoup aimé me plonger dans les coulisses de cette institution que sont les Galeries Hartmann, sentir vibrer l’âme de ce grand magasin, son cœur palpitant constitué par ses employés – souvent de longue date – qui forment une véritable famille. Tout au long de la lecture, on ressent ainsi la force du lien qui unit le personnel, petites fourmis qui apportent patiemment leur pierre à l’édifice afin que tout soit prêt à temps.

J’ai pris un plaisir tout particulier à lire ce roman car dès les premières pages, on sent venir la petite pépite! L’écriture est fluide, drôle, enlevée ; les personnages ne sont pas en reste avec Agathe, une héroïne au tempérament de feu qui ne lâche rien, surtout pas quand son travail lui tient autant à cœur! Ses prises de tête avec son patron, au premier abord détestable, sont particulièrement savoureuses ; leurs échauffourées et joutes verbales font ainsi tout le sel du roman! Enfin, l’ambiance est bien sûr féérique avec ce grand magasin tout pomponné de ses habits de lumière pour les fêtes de fin d’année.

L’histoire est certes un peu cliché, avec cette jeune employée qui ne peut pas souffrir son patron tyrannique puis qui finit par l’envisager sous un nouveau jour. Néanmoins cela fonctionne bien car il y’a beaucoup d’humour et de tendresse dans ce roman. Cette romance de noël aurait pu tomber dans le piège de la mièvrerie et du romantisme bas de gamme, heureusement il n’en est rien!

Voilà une belle romance de noël, pétillante et chaleureuse! Bref, on en prend plein les yeux!

Références : « Les étoiles brillent plus fort en hiver« , Sophie Jomain, aux éditions Charleston, 304 pages, 19€.