Romans étrangers

279 lettres pour se retrouver, Jaclyn Moriarty

Grande fan des romans de Liane Moriarty, je ne pouvais pas passer à côté de celui de sa sœur Jaclyn !

J’y ai retrouvé avec plaisir l’Australie et cette énergie matinée de folie que j’aime tant chez Liane Moriarty! L’intrigue est particulièrement originale puisque l’on y suit le parcours de vie d’Abby, une jeune femme qui reçoit depuis l’adolescence de mystérieuses lettres lui donnant des conseils de vie et de développement personnel. Parvenue à la trentaine, Abby reçoit une invitation pour un week-end tous frais payés sur l’île Taylor (au large de la Tasmanie) assortie d’une promesse : toute la vérité sur ces lettres qu’elle reçoit depuis 20 ans lui sera enfin révélée à l’occasion de ce séjour! Curieuse, bien qu’un peu méfiante, la jeune femme accepte l’invitation et ne tarde pas à se retrouver en compagnie d’une vingtaine de personnes, tous dans la même situation qu’elle… Qu’elle est donc cette grande vérité qui doit leur être révélée ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un roman monté sur ressorts tant l’intrigue se révèle dense et trépidante. Le cerveau d’Abby semble d’ailleurs tourner à 100 à l’heure et j’avais parfois envie de la mettre sur pause pour qu’elle arrête de partir dans tous les sens ! Elle m’est devenue plus sympathique lorsqu’elle commence à dévoiler ses failles et cette blessure intime qu’elle traîne depuis l’adolescence, ce qui permet de comprendre pourquoi elle a joué pendant si longtemps le jeu de ces lettres énigmatiques sans y mettre un terme. Des lettres loufoques mais parfois si justes qu’elles touchent au ❤

Sans être un coup de cœur, j’ai trouvé cette lecture distrayante notamment pour cette part de mystère qui pousse à tourner les pages afin de découvrir le secret de cette mystérieuse correspondance qui accompagne Abby depuis son adolescence…

Références : « 279 lettres pour se retrouver« , Jaclyn Moriarty, aux éditions Michel Lafon, 478 pages, 19,95€.

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Là où les arbres rencontrent les étoiles, Glendy Vanderah

Un très joli conte, véritable hymne à l’enfance et à la nature!

J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette petite fille perdue recueillie par une jeune ornithologue au cœur des forêts de l’Illinois. La complicité qu’elles tissent petit à petit, la vie simple au grand air, l’amour indéfectible et puissant qui finit par les unir, tout cela est d’une grande beauté. Bien sûr, la jeune Ursa est une enfant un peu spéciale, qui prétend être une extraterrestre venue d’une autre planète et refusant mordicus de dire qui elle est et d’où elle vient. Qu’importe. D’abord réticente, Jo finit par ouvrir son cœur à cette petite, l’amenant avec elle poursuivre ses recherches dans la forêt et la dorlotant comme si elle était sa propre fille. Mais une telle relation, aussi bienveillante soit elle, éveille les soupçons, annonçant la fin d’une parenthèse idyllique pour ces deux êtres blessées par la vie…

Il y’a néanmoins quelques longueurs dans la première partie du livre qui m’a semblé un peu ronronnante. On tombe en effet dans un rythme un peu lent à suivre le quotidien – assez répétitif somme toute – de Jo et Ursa. Le roman s’anime davantage quand leur voisin, Gabriel Nash, met réellement les pieds dans l’intrigue

C’est une lecture essentiellement douce et apaisante, qui fait du bien, tant les sentiments qui animent les personnages sont doux et purs. En revanche la fin, espérée autant qu’inattendue, réserve quelques sueurs froides 😉

Références : « Là où les arbres rencontrent les étoiles« , Glendy Vanderah, aux éditions Charleston, 432 pages, 22,50€ .

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Elle et son chat, Makoto Shinkai et Naruki Nagakawa

Deux possibilités pour aborder cette lecture toute en délicatesse et véritable best-seller au Japon ! Pour ma part, j’ai choisi de débuter par le roman de « Elle et son chat » avant de poursuivre par la version manga.

En 2 mots : On y fait la connaissance d’une jeune fille solitaire qui recueille un petit chat blanc dans une rue de Tokyo. Entre eux se tisse immédiatement un lien fort, presque fusionnel. Dans une atmosphère feutrée, quasi silencieuse, le roman alterne alors entre deux points de vue – celui du chat et de sa maitresse – qui se répondent et se complètent parfaitement. Bientôt le petit chat part explorer son quartier et rencontre d’autres félins qui évoquent également le lien spécial qu’ils entretiennent avec les humains de leur vie

Mon avis : L’écriture épurée, toute en légèreté, rend parfaitement hommage aux félins et à leur grâce légendaire. Discrets, intelligents, clairvoyants mais aussi sources de réconfort pour les humains qui gravitent autour d’eux, ces adorables boules de poils entretiennent des liens forts avec les personnages, personnages dont on devine d’ailleurs l’immense solitude. J’ai été touchée par ces jeunes filles farouches qui ne sont pas à l’aise parmi leurs semblables mais qui se sentent bien avec leurs chats, libres d’exprimer leurs pensées et de se laisser aller sans crainte d’être jugé

J’ai aussi beaucoup aimé les monologues intérieurs de ces petits chats qui observent les humains avec un parfait mélange de naturel et de candeur. Leurs regards, si justes et vrais, vont droit au cœur et y apposent un baume réconfortant.

Un livre qui respire le calme et dont on ressort zen et apaisée par tant de grâce et de beauté!

Références : « Elle et son chat« , Makoto Shinkai et Naruki Nagakawa, aux éditions Charleston / Pika, 224 pages, 18€.

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Klara et le soleil, Kazuo Ishiguro

En 2 mots : Klara, une robot androïde ultra perfectionnée, exerce ses talents d’observatrice derrière la vitrine du magasin dans lequel elle est exposée. En compagnie de son amie Rosa, également AA (« amie artificielle »), elle attend patiemment le jour où elle sera adoptée par une bonne famille. De parfaits animaux de compagnie modernes. Jour qui finit par arriver lorsqu’une jeune adolescente malade, prénommée Josie, jette son dévolu sur Klara. Commence alors, dans une luxueuse maison isolée au milieu des champs, une étrange cohabitation de femmes : il y’a Klara et Josie bien sûr, rapidement inséparables, mais aussi la mère et gouvernante Melania, toute deux faisant planer une tension latente. Bien vite, on comprend que Josie est atteinte d’un mal mystérieux et que Klara n’est pas arrivée là par hasard….

Mon avis : le sujet de ce roman a d’emblée piqué ma curiosité tant je trouve que Kazuo Ishioguro n’est jamais autant à l’apogée de son art que lorsqu’il nous parle d’un futur visionnaire, à la fois mélancolique et inquiétant. Un peu comme dans « Auprès de moi toujours« , nous sommes lâchés dans un monde plus ou moins futuriste et dont nous ne parvenons jamais totalement à maîtriser les codes ni à saisir les règles en vigueur. Nous ignorons ainsi tout du mal mystérieux qui frappe Josie tout comme nous savons peu de chose du contexte dans lequel se déroule cette histoire. Ni date, ni lieu dans ce roman où l’auteur se plait à laisser délibérément ses lecteurs dans le flou. Beaucoup de questions restent donc sans réponse à la fin mais cela ne semble plus si important tout compte fait tant les grandes interrogations paraissent secondaires une fois que l’on s’est laissé happer par l’univers – très restreint – que compose les personnages.

J’ai aimé cette atmosphère mélancolique et poétique qui doit beaucoup au côté naïf de Klara, cette AA qui semble parfois plus humaine que les personnages de chair et de sang. Elle, qui pense qu’elle pourra sauver sa petite maîtresse en adressant des suppliques à ce Dieu Soleil qu’elle vénère autant qu’elle le craint, m’a touché, parfois même émue.

Ce récit amène de nombreuses réflexions sur notre futur, plus ou moins proche, et sur la place croissante qu’occupe les nouvelles technologies dans nos existences. Il nuance néanmoins les visions les plus catastrophiques en faisant des humanoïdes de bonnes « personnes », dévouées aux humains. Il a également le mérite de poser la question de la bientraitance envers les AA, tour à tour considérés comme presque humain puis réduits la page d’après au rang d’objet utilitaire avec obsolescence programmé. Un roman édifiant qui donne à réfléchir sur nous-même et notre rapport au « monde d’après ».

Références : « Klara et le soleil« , Kazuo Ishiguro, aux éditions Gallimard, 384 pages, 22€.

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Le restaurant de l’amour retrouvé, Ogawa Ito

« Un petit chef-d’œuvre gastronomique et littéraire » dixit la couverture ? Oh que oui! Ce roman japonais est une petite merveille de poésie et de délicatesse 🤗!

En 2 mots : l’histoire de Rinco, une jeune fille japonaise qui perd sa voix après une rupture amoureuse brutale. Démunie, elle n’a d’autre choix que celui de retourner chez sa mère, dans son village natal, après 10 ans d’absence. Là, toujours muette, elle décide de se consacrer entièrement à sa passion : la cuisine. Aidée de son ami Kuma, Rinco ouvre un minuscule restaurant – baptisé « l’escargot » – dont la particularité est de n’avoir qu’une seule table. Chaque soir, elle imagine un menu personnalisé pour ses convives, se fiant à son intuition pour choisir les mets parfaits pour eux. Bientôt se répand la rumeur que dîner à « l’escargot » aurait des vertus magiques, notamment celle d’exaucer les vœux de ceux qui goûtent la cuisine de Rinco…

Mon avis : lu en quelques heures, je ne pouvais tout simplement pas m’arrêter tant j’étais captivée ! Bien que glacée par la fin du roman, j’ai vraiment apprécié cette lecture, son atmosphère feutrée, la simplicité et l’abnégation de Rinco ainsi que sa cuisine, si exotique pour la française que je suis! J’y ai trouvé un véritable univers, parfois contradictoire ou décalé – l’animal domestique de la mère de Rinco étant tout de même un cochon nommé Hermès, choyé comme un roi – mais toujours ancré à l’essentiel.

Au-delà du voyage gastronomique, c’est aussi un magnifique roman sur la transmission et la filiation, sur les liens familiaux entravés par la pudeur et la retenue avec, en trait d’union, la cuisine comme ultime passerelle pour révéler et traduire ses sentiments quand on ne peut les exprimer à voix haute.

En bref, ce roman est une belle parenthèse de lecture, un moment suspendu où l’on se laisse gagner par la force tranquille de son héroïne qui nous charme par sa personnalité autant que par sa cuisine authentique et savoureuse!

Références : « Le restaurant de l’amour retrouvé« , Ogawa Ito, aux éditions Picquier, 224 pages, 8€.

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Le chant de la rivière, Hannah Richell

Ce livre, c’est vraiment tout ce que j’aime : une Angleterre automnale et mélancolique, une belle demeure à la campagne ainsi qu’une famille tourmentée par ses secrets!

En 2 mots : Les Sorrell se rassemblent à l’occasion du mariage de l’une des trois filles, Lucy. Depuis la séparation des parents, Ted et Kit, l’unité familiale a volé en éclat et les trois sœurs ne sont plus aussi proches qu’auparavant. Margot, la cadette et mouton noir de la famille, ne parle d’ailleurs plus à sa mère depuis des années, coupable d’avoir mis le feu au dernier roman de Kit, écrivain à succès. D’ailleurs cette dernière n’a, depuis l’incendie, plus écrit une seule ligne. Quant à Eve, l’aînée, elle joue à la parfaite mère de famille avec son époux et ses deux enfants, courant partout pour organiser un mariage de rêve à Lucy qui, la pauvre, n’en demandait pas tant… Tous les ingrédients sont donc réunis pour que ce soit explosif!

Mon avis : J’ai aimé l’effervescence de cette histoire qui s’étale sur la semaine précédant le mariage, avec quelques allers-retours dans le passé pour démêler les différentes tensions entre les membres de la famille Sorrell. Il se dégage une belle énergie de ces personnages ainsi que de la nature, très présente dans ce récit. Enfin le mariage, magnifique et mélancolique, m’a beaucoup touché par sa joie de vivre et sa poésie.

Rancœurs, jalousies et non-dits font le sel de cette histoire riche en rebondissements et entrecoupée de véritables moments de grâce et de complicité. J’ai d’ailleurs souvent été surprise par certains éléments du récit qui n’étaient pas ce à quoi je m’attendais de prime abord ; en ce sens, l’auteure m’a agréablement surprise en m’entrainant loin des sentiers battus et des clichés. Les amateurs de saga familiale à l’anglaise apprécieront ce joli roman qui fleure bon la campagne et la nature dans toute sa splendeur!

Références : « Le chant de la rivière« , Hannah Richell, aux éditions Belfond, 395 pages, 21€.

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Héroïnes, Sarah-Jane Stratford

En 2 mots : Au début du roman, la scénariste Phoebe Adler, accusée à tort d’être « une rouge », n’a d’autre choix que de fuir New-York pour l’Angleterre afin de continuer à exercer librement son métier. Là, un groupe d’américains exilés et blacklistés la prend sous son aile, notamment Hannah, productrice déléguée sur le point de lancer une nouvelle série révolutionnaire « les aventures de Robin des bois »! Un joli pied de nez à la censure américaine qui a contraint bon nombre de ses concitoyens à devenir des hors la loi dans leur propre pays…

Mon avis : Sujet passionnant que cette période trouble de l’histoire des États-Unis où chacun vit dans la peur à l’idée d’être accusé d’être ou d’avoir des accointances avec un communiste. Une période anxiogène et malsaine, qui voit son lot de dénonciations calomnieuses et de procès à charge, au nom de la défense de la patrie. Cette chasse aux sorcières est particulièrement virulente dans le petit monde du cinéma et des médias, contraignant les intellectuels à l’exil ou à l’emprisonnement. J’ai appris beaucoup au cours de cette lecture qui a ravivé mes cours d’histoire sur la guerre froide. Richement documenté, le roman restitue bien cette atmosphère délétère, chacun soupçonnant tout le monde et craignant d’être dénoncé ou accusé à tort.

« Héroïnes » fait brillamment la part belle aux femmes qui résistent – Phoebe et Hannah en-tête – refusant de se soumettre et de contraindre leur liberté de parole et de penser. Leurs idées s’exprimeront par le biais de la formidable portée médiatique de leur série télévisée ! Coup de ❤!

Références : « Héroïnes« , Sarah-Jane Stratford, aux éditions Belfond, 432 pages, 21€.

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Agathe, Anne-Cathrine Bomann

En 2 mots : Dans les années 40, un psy en fin de carrière traîne son mal-être et sa solitude de consultation en consultation. Persuadé que la retraite lui offrira la paix à laquelle il aspire, il en vient à décompter chaque jour le nombre de séances restantes. Mais, paradoxalement, lui-même est progressivement gagné par une profonde mélancolie et peine à s’intéresser aux confidences, futiles ou glaçantes de ses patients, jusqu’au jour où Agathe franchie la porte de son cabinet. D’emblée, cette jeune femme dépressive le captive, ses tourments le revitalise et le ranime, le plongeant face à ses propres contradictions. Cette ultime et fascinante patiente pourrait bien lui redonner des raisons d’espérer…

Mon avis : Un roman feutré et intimiste, ponctué de petits chapitres mettant en lumière l’immense solitude d’un homme qui a passé sa vie au service des autres. L’atmosphère élégante du Paris des années 40 ajoute une touche d’élégance à ce texte pudique et sensible. J’ai beaucoup apprécié cette réflexion autour du métier de psy tant il est vrai que l’on se pose peu la question du ressenti de celui qui écoute et recueille les confidences. La lassitude d’entendre sans cesse les mêmes complaintes en devant conserver une attitude égale et posée sans surréagir, la difficulté de maintenir une écoute attentive lorsque l’on est soi-même tourmenté, la nécessité de rester à distance de ces patients – même quand leur histoire est touchante – sans pouvoir créer une relation plus intime sont des questions explorées de manière passionnante dans ce petit texte qui mérite le détour!

Références : « Agathe« , Anne-Cathrine Bomann, aux éditions J’ai lu, 160 pages, 6,80€.

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La reine et moi, Sue Townsend

En 2 mots : Voilà un roman complètement décalé! Ecrit au début des années 90 par la romancière britannique Sue Townsend, « La reine et moi » plonge le lecteur dans une sorte d’annus horribilis parallèle à celle évoquée – et maintes fois commentée – par la reine Elizabeth pour qualifier l’année 1992. Imaginez un peu : les Républicains remportent les élections et décident d’abolir sur le champ la monarchie! La reine et l’ensemble de sa famille se retrouvent donc éjectés sans ménagement hors de leurs royaux palais direction la banlieue! Shocking ! Surtout que ce nouveau lieu de résidence n’envoie clairement pas du rêve, entre coupe gorge et no man’s land!

Mon avis : on est clairement dans la surenchère et on sent que l’auteure a pris un malin plaisir à infliger aux royaux tout ce qui lui passait par la tête : conditions de vie exécrables, pauvreté, voisinage haut en couleur, etc. ! Pas étonnant que le prince Philip déprime au fond de son lit et que la princesse Diana – présentée comme une ravissante idiote – batifole à droite à gauche pour oublier un quotidien devenu cauchemardesque.

C’est terriblement drôle, avec un humour au 2nd voire au 3e degré tant la déchéance de la famille royale est caricaturale, les laissant boire le calice jusqu’à la lie! C’est bien simple, rien ne leur est épargné et c’est cette image parfaite de la monarchie, enfin égratignée et confrontée au commun des mortels, qui se révèle particulièrement savoureuse!

Je me suis régalée, littéralement, et quel plaisir de retrouver les années 90, Lady Di, la reine mère ou encore la princesse Margareth! La reine Elizabeth qui économise chaque sou pour nourrir Harris, son précieux corgi, Charles et sa passion pour le jardinage, William et Harry devenus des petits voyous des rues, on accumule les clichés et situations loufoques mais c’est délicieusement rafraichissant! Pour les fans de la famille royale britannique qui ne se prennent pas (trop) au sérieux!

Références : « La reine et moi« , Sue Townsend, aux éditions Points, 320 pages, 7,30€.

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Trois voeux, Liane Moriarty

En 2 mots : A Sydney, Cat, Lyn et Gemma se retrouvent dans un restaurant de fruits de mer pour célébrer leur 34e anniversaire. L’occasion pour ces trois sœurs triplettes de faire la fête avant l’accouchement imminent de l’une d’entre elles mais aussi celle de s’envoyer à la tête quelques vacheries et, l’alcool aidant, de régler leurs comptes. La petite sauterie ne tarde d’ailleurs pas à dégénérer en drame, sous les yeux ébahis des autres clients. Puis, temps mort. Le récit repart plusieurs mois en arrière afin que le lecteur puisse faire connaissance avec ces trois femmes hautes en couleur : Lyn à qui tout réussit, Cat dont le mariage est au bord du naufrage, et l’étourdie Gemma qui papillonne à droite à gauche sans projet de vie.

Mon avis : Ce premier roman de Liane Moriarty, auteure bien connue pour ces romans « Big Little Lies » et « Le secret du mari« , m’a semblé un peu brouillon et j’ai eu du mal avec les 100 premières pages. Puis le récit trouve son rythme de croisière et j’ai pu réellement entrer dans l’intrigue et m’intéresser aux péripéties qui agitent les vies des trois sœurs Kettle. J’ai aimé l’énergie de ce roman qui déborde littéralement de vie, à l’image de ces héroïnes qui semblent monter sur ressorts. Leurs personnalités sont particulièrement exacerbées et donnent parfois l’impression de sombrer trop dans la caricature tant ces sœurs se montrent exubérantes et excessives. Un peu trop too much à mon goût pour être crédible.

Reste que ces filles sont attachantes et que j’ai pris plaisir à les suivre et à les voir évoluer malgré ce côté tourbillonnant qui les caractérise. Leurs histoires sont sympathiques à lire mais il n’y a pas ce côté surprenant, pas vraiment de suspens comme dans les autres romans de Liane Moriarty. Ici, il s’agit vraiment de suivre le quotidien de trois sœurs, triplettes, qui font face aux aléas de la vie : rupture, grossesse, conflit familial, etc. et qui essaient de s’en sortir du mieux possible, composant avec leurs caractères bien trempés. Voilà la vraie force de « Trois vœux« , ces personnages si vivants!

En bref, un roman explosif qui m’a laissé tout sauf une impression de lecture calme et reposante !

Références : « Trois voeux« , Liane Moriarty, aux éditions Albin Michel, 400 pages, 22,90€.