Romans étrangers

Les cinq règles du mensonge, Ruth Ware

En 2 mots : quatre trentenaires, qui ne sont pas vues depuis 17 ans, se retrouvent dans la petite ville de leur adolescence suite au sms de détresse de l’une d’entre elles : « besoin de vous« . Kate, Isa, Théa et Fatima ont tout partagé durant les quelques mois qu’elles ont passé au pensionnat de Salten, faisant les 400 coups ensemble, brûlant la chandelle par les deux bouts et, surtout, devenant expertes dans l’art du mensonge. Une amitié exclusive, fusionnelle et sensuelle jusqu’à ce qu’elles franchissent la limite de trop, faisant exploser leur petit groupe. Depuis ce jour, elles ont quasiment coupé tout contact, chacune essayant de composer avec le poids du lourd secret qu’elles partagent… Mais lorsque Kate appelle ses vieilles amies à la rescousse, aucune n’hésite à tout laisser en plan pour retourner à Salten, bien que terrifiées à l’idée de voir resurgir un passé qui n’a jamais cessé de les hanter…

Mon avis : J’avoue être restée sur ma faim avec ce roman, car, avec un pitch aussi alléchant, je m’attendais à mieux! Moi qui avait tellement aimé « La disparue de la cabine numéro 10« , je n’ai pas retrouvé ce suspens insoutenable, cette tension qui émanait du précédent livre de Ruth Ware.

J’ai eu du mal à accrocher avec les quatre héroïnes qui ne m’ont pas franchement inspiré une grande sympathie : des menteuses pathologiques que j’ai finalement trouvé assez garces et égocentriques. Du coup, pas facile de compatir à leurs malheurs et au retour de bâton de leurs mensonges passés – presque un juste retour des choses. Certes, leur amitié est forte et profonde mais trop entachée de leurs errements passés. Le récit est raconté du point de vue d’Isa, un personnage que j’ai trouvé pénible, obsédée par elle-même et son bébé, franchement névrosée. Les trois autres sont toutes aussi glaciales…

Le roman insiste un peu trop à mon goût sur la dimension malsaine des héroïnes, enchaînant les clichés sur les adolescentes tourmentées et leurs dérives. Il monte en épingle des situations anodines voire banales pour leur donner un côté pervers que je n’ai pas franchement apprécié. Déjà vu aussi les amitiés indéfectibles qui volent en éclat à coup de trahison, de rancœur, de secrets et de non-dits accumulés….

La révélation de leur incroyable secret, qu’on sent quand même bien venir, m’a aussi laissé perplexe : tout ça pour ça ? Heureusement la fin livre quelques surprises et sauve un peu l’ensemble…

Références : « Les cinq règles du mensonge« , Ruth Ware, aux éditions Fleuve Noir, 432 pages, 20,90€.

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