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La dame de Reykjavík, Ragnar Jonasson

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En 2 mots : A Reykjavík, Hulda Hermannsdóttir est proche de la retraite. Enquêtrice expérimentée, elle n’est pourtant pas prête à raccrocher pour embrasser une vie de jeune retraitée et, surtout, se retrouver seule avec elle-même et ses démons. Lorsque Magnus, son chef, la convoque pour lui signifier son départ en retraite forcée dans les 15 jours qui viennent, Hulda lui arrache une dernière faveur : lui permettre de rouvrir un dossier non résolu, histoire de finir sa carrière sur un succès. Cette dernière enquête, sous forme de compte-rebours, sera celle de la mort suspecte d’Elena, une jeune demandeuse d’asile russe, retrouvée morte dans une crique il y’a quelques mois. Convaincue que l’affaire a été bâclée par un collègue peu scrupuleux, Hulda jette ses dernières forces dans cette enquête de la dernière chance, en mémoire d’Elena.

Mon avis : Je trouvais que la série des enquêtes de Siglufjördur s’essoufflait un peu et je suis donc ravie de retrouver la plume de Ragnar Jonasson au service d’une nouvelle héroïne. Et quelle belle héroïne il nous offre là! Toutes en nuances et en contradictions, Hulda se révèle être un personnage tourmenté, solitaire, et cachant de sombres secrets! Elle m’a inspiré des sentiments ambivalents car, si elle possède des qualités admirables telles que le courage, la ténacité et l’empathie, elle est aussi très fragile, autocentrée et peu portée sur le travail en équipe. Je me suis néanmoins attachée à elle, à cette héroïne si peu conventionnelle qui a déjà sa carrière derrière elle et qui a du mal à lâcher prise. On sent en elle un désir d’aller mieux et de faire table rase de ce passé douloureux qui lui colle à la peau et que l’on découvre au fil du roman, en même temps que la personnalité trouble de Hulda.

L’enquête est menée sur un rythme haletant, grâce à des chapitres très courts, alternant entre Hulda et le meurtrier, distillant ainsi des indices petit à petit. Les paysages du sud-est de l’Islande sont comme toujours omniprésents et confère au roman ce côté sauvage ainsi que cette atmosphère isolée de bout du monde qui fait froid dans le dos.

Coup de chapeau pour le final – incroyable, inattendu – que je n’avais absolument pas vu venir et qui m’a bluffé! Il est cependant amené de manière un peu trop brutal pour moi et j’aurai aimé en avoir un peu plus, voir s’éclairer davantage de zones d’ombre…

En bref, « La dame de Reykjavik » est un polar efficace, fluide, prenant mais un peu trop court à mon goût!

Références : « La dame de Reykjavik« , Ragnar Jonasson, aux éditions Points, 312 pages, 7,60€.

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