Non classé·Romans français

La folie douce, Christine Jusanx

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En 2 mots : Juliette vit une histoire d’amour passionnelle avec Lucas, son amant depuis près d’un an. Follement éprise, la jeune femme ne touche plus terre en ce vendredi soir alors qu’elle se dirige vers la gare de Lyon, bien décidée à savourer l’escapade secrète qu’ils ont planifié dans le sud de la France. Les minutes passent, le train pour Montpellier entre en gare mais Lucas n’est pas là… Anxieuse, déboussolée, Juliette finit néanmoins par monter in extremis dans le train, complètement chamboulée par l’absence inexpliquée de Lucas. Cette escapade en solitaire, bien que douloureuse et subie, sera peut-être l’occasion pour Juliette de se remettre en question et de s’interroger sur ce qu’elle attend vraiment de la vie et des relations humaines…

Mon avis : Un texte lumineux, gorgé du soleil et de la chaleur du Sud de la France! Montpellier et Marseille offrent ainsi un cadre chaleureux et réconfortant aux errances de Juliette, si souvent déçue en amour. Les soirées d’été qui s’étirent, les promenades le long des calanques, les baignades dans la Méditerranée ainsi que l’accent chantant du sud enveloppent le roman d’une aura estivale irrésistible.

Juliette, cette jeune femme si attachante, m’a beaucoup inspiré, notamment de par sa capacité à faire face et à aller de l’avant, à profiter de la vie et de ses opportunités malgré sa déception, immense. L’attente de l’autre, le sentiment d’abandon, les espoirs déçus sont très bien retranscrits et l’on se prend à espérer, puis à relativiser et à s’apaiser, comme au diapason avec l’héroïne.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, cette folie douce et légère malgré la gravité. Il y’a de bien jolis passages, emplis de gaieté et d’insouciance, que j’ai particulièrement apprécié, même si le vague à l’âme n’est jamais loin. Juliette passe par des hauts et des bas mais le lecteur l’accompagne, presque comme s’il veillait sur elle, durant cette parenthèse. Le silence de son amant la contraint à une remise en question nécessaire et salutaire qui donne à réfléchir sur nos vies lancées à cent à l’heure, parfois dans des trajectoires bien éloignées de nos aspirations.

Un petit bémol cependant sur le fond avec un style que j’ai mis un peu de temps à apprivoiser. Je m’agaçais ainsi de ces phrases multipliant les synonymes, ces répétitions inutiles tant l’état d’esprit de Juliette était limpide et ne nécessitait pas autant de mots similaires pour le décrire. Un texte un peu plus épuré aurait gagné, selon moi, en légèreté.

En bref : une jolie lecture à savourer sous le soleil estival!

Références : « La folie douce« , Christine Jusanx, aux éditions Michel Lafon, 251 pages, 17,95€.

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