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Le meurtre du commandeur partie 2 – la métaphore se déplace, Haruki Murakami

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En 2 mots : Le tome 2 reprend exactement là où s’achevait le tome 1, sans temps mort. Le narrateur occupe toujours la maison, isolée dans la montagne, du célèbre peintre Tomohiko Amada, désormais mourant. Sa vie tranquille et bien réglée s’organise autour de ses cours de peinture, des visites de son voisin, le richissime et mystérieux Menshiki, et de deux toiles qu’il peint en parallèle : celle d’une fosse mystérieuse découverte dans les bois dans le tome 1 et le portrait d’une jeune fille de 13 ans, Marié Akikawa, qui pourrait bien être la fille biologique de Menshiki.

Le narrateur reste cependant troublé par des visions, fantasmées ou non, d’un étrange petit bonhomme, copie conforme d’un personnage représenté sur un tableau de Tomohiko Amada trouvé au grenier : «le meurtre du commandeur». La fosse mystérieuse débusquée dans les bois jouxtant la maison semble également exercer sur lui une étrange et irrationnelle attraction. Lorsque la jeune Marié, dont il peint le portrait chaque dimanche, disparaît sans laisser de trace, commence alors pour le narrateur un voyage initiatique pour retrouver la fillette disparue. Une quête qui le conduira dans un monde parallèle, étrange et mystérieux, aux confins de sa conscience…

Mon avis : Un livre à part, hors du commun, dans lequel l’inattendu surgit à chaque page! L’irruption du merveilleux, dans ce récit calme et monotone, confère d’ailleurs tout son attrait au roman, le rendant mystérieux, audacieux et imprévisible!

Ce temps du confinement s’est vraiment révélé idéal pour entamer la lecture du tome 2. Bien qu’ayant lu le tome 1 il y’a environ un an, les détails de l’intrigue me sont rapidement revenus en mémoire. J’ai donc pu retrouver avec plaisir cette atmosphère que j’avais tant aimé dans le premier livre : une maison isolée dans les montagnes japonaises, un peintre solitaire en proie à d’étranges visions, une atmosphère à la fois feutrée et inquiétante. Toutes les conditions étaient donc réunies pour un grand moment de lecture et me laisser complètement absorber par cette histoire troublante, intense…

J’ai également savouré les nombreuses références littéraires, musicales, philosophiques et artistiques qui nourrissent les échanges du narrateur et de ses interlocuteurs. Ces petites joutes verbales et intellectuelles se révèlent particulièrement stimulantes et ne sont jamais superflues.

En bref : une dilogie incroyable qui bluffe le lecteur de bout en bout par ses surprenants détours!

Références : « Le meurtre du commandeur livre 2 – la métaphore se déplace« , Haruki Murakami, aux éditions Belfond / 10/18, 23,90€.

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