Non classé·Romans étrangers

Un mariage anglais, Claire Fuller

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En 2 mots : Une histoire d’amour romanesque entre Ingrid, une étudiante norvégienne et Gil, son prof. d’université de 20 ans son aîné, qui s’abîme dans la banalité du quotidien. Dans cette histoire familiale, racontée du point de vue des femmes, on alterne sans cesse entre passé et présent, grâce aux lettres qu’Ingrid a dissimulé dans des livres : des missives qui explore son histoire d’amour, des années 70 au début des années 90, sur une petite île coupée du monde. En parallèle, le roman retrace les événements se déroulant en 2004 : Gil se meurt d’un cancer du pancréas, entouré par ses filles Nan et Flora, tous trois tourmentés par la disparition inexpliquée d’Ingrid en 1992 : noyade, suicide, disparition préméditée ? Cette question sans réponse détruit à petit feu les membres de la famille Coleman…

Mon avis : il y’a tout ce que j’aime dans ce roman so british de Claire Fuller : une histoire de famille, des secrets et des non-dits, une nature sauvage omniprésente, de la mélancolie et d’infinis tourments. Bref j’ai été conquise dès le début par ce roman qui,  au delà d’un mariage anglais qui se délite, dissèque les rapports complexes et distendus entre les membres de la famille Coleman : bien sûr ceux du couple, mais également les relations parents – enfants, la difficulté de devenir mère ainsi que les rivalités fraternelles. « Tout est une question de point de vue », voilà ce qui semble être le leitmotiv du roman. 

La nature tient également une place centrale, une nature déchaînée, comme en écho à la violence contenue des personnages. Les éléments impactent les membres de cette famille, tour à tour les soutenant ou s’opposant à eux, comme s’ils prenaient vie et devenaient, eux aussi, des personnages majeurs du roman. Cela apporte intensité et force à l’intrigue, un goût d’infini et d’inéluctable.

Je ressors de cette lecture marquée par l’écriture de Claire Fuller qui fait preuve d’un réel talent pour planter un décor, une atmosphère enveloppante et mélancolique tout en sublimant ces moments presque banals du quotidien. J’ai été happée par les regrets d’Ingrid qui s’enfonce dans la mélancolie lorsqu’elle constate l’échec de sa vie maritale et son peu d’amour maternel ; je me suis interrogée sur les circonstances de sa disparition et j’ai vibré à la lecture des plus belles heures de son histoire d’amour flamboyante avec Gil.

Bref un roman intense et marquant qui fait passer le lecteur par toute la gammes des émotions.

Références : « Un mariage anglais« , Claire Fuller, aux éditions Le livre de poche, 432 pages, 8,20€.

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